• Clin d’œil à Brassens

     

     

      
                       Alors !  Raconte !   N° 11

     

     

     

                                              Clin d’œil  à  Brassens

     

     

     

     

     

         Un sacré bonhomme ! 

     

     

     

          Georges Brassens est né à Sète le 21 octobre 1921, Rue  Henri Barbusse, dans la même cité que celle de Paul Valéry, dans le centre de la ville, près du Canal  du Centre.

     

           Son père Louis Brassens, entrepreneur en maçonnerie a cédé son image à son fils. Ses moustaches, sa musculation, surtout ses idées d’anarchistes, son aversion contre la religion  (écouter sa chanson ‘’ Les 4 bacheliers’’ qui retrace sa biographie).

     

            Sa mère Elvira née Grégosa et sa demie- sœur ont chanté sur des airs de Ray Ventura et de Ch. Trenet sans trop de succès. Sa mère, italienne  très catholique influence la religion catholique à son fils, lui donne une formation religieuse et pourtant c’est l’anticlérical qui l’emportera toute sa vie. Dans la chanson ‘’ Le gorille’’ il modère ses  paroles  ‘’ c’est un endroit que ma mère m’a défendu de nommer ici’’ en parlant du dépucelage du Curé….Moralemment correct !

     

             Le gamin  déjà très grand fréquente le lycée Paul Valéry où son proviseur  refusait le téléphone pour ne pas être dérangé, où son prof de chimie venait à dos d’âne au lycée, où M Bonafé l’initie  à Baudelaire et V. Hugo. A Sète il connut la prime amourette. ‘’Je me suis fait tout petit devant une poupée qui….’’

     

              En 1939, il est mêlé dans une affaire de vol bien que n’y ayant pas assisté. Il est arrêté avec trois autres. Lors du jugement, les trois bourgeois sont relaxés mais lui écope de deux semaines de prison avec sursis. Cà marque Brassens. Il fera une chanson en 1952 ‘’  La réputation. ‘’ Au village sans prétention  ‘’. J’ai mauvaise réputation !‘’

     

               A 18 ans sans diplôme, il fallait gagner sa vie. Il travaille chez son père maçon, puis il devient apprenti ramoneur.

     

     

     

               Il monte à Paris  en 1940 et loge chez sa tante. Il tourne pour trouver un point de chute pour ses premières chansons. Le quartier de Montparnasse l’attire. (Sa chanson ‘’ Ce n’est qu’un jeune sot qui vient à Montparnasse -  A ce jeu, j’étais de première force ‘’)

     

               Il vit dans le XIVème arrondissement. (Ce coin pourri au Sud de Paris, près de l’église d’Alésia). Mais ce fut un exil salutaire.  Il écrit sa chanson ‘’ Le parapluie -  Il pleuvait fort sur la grand route, elle cheminait sans parapluie – j’en avais  un …..)

     

    Il est vrai qu’à Paris, il pleut beaucoup plus qu’à Sète. Il flâne souvent dans le quartier Plaisance où il restera plus de 40 ans.

     

     

     

                Il travaille chez Renault à Boulogne Billancourt pour gagner sa vie et le soir, il gratte le  banjo et s’initie au piano sans prendre de cours.

     

     

     

            Chez sa tante, il rencontre Jeanne (qui était couturière) dont il fera la chanson ‘’ La Jeanne‘’. Il se lie d’amitié avec Pierre Onténiente  (appelé Gibraltar) homme solide  qui deviendra son secrétaire. C’était un ancien comptable de banque qui s’occupe toujours du festival Brassens. Il rencontre aussi son cousin Georges Granier qui habite la maison actuelle de Brassens.

     

     

     

              C’est la guerre !  Il est désigné chez Renault  pour partir travailler en Allemagne (le  STO).  Prisonnier, il crée  ‘’ Pauvre Martin,- Pauvre misère, creuse la terre- creuse le champ ‘’  et Margot  - Quand Margot dégrafait son corsage – pour donner la gougoutte à son chat. A Basdorf, il travaillera dans l’usine BMW-Aviation  mais au lieu de vérifier les moteurs d’avions, il écrira plusieurs dizaines de chansons.

     

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              Il revient en permission à Paris et se cache chez Jeanne. Il   fait hommage à sa bienfaitrice en écrivant ‘’ La Jeanne. Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu – on pourrait l’appeler l’auberge du bon Dieu ‘’. C’est là impasse Florimond qu’il vivra Beaucoup bohème chez Jeanne et son mari jusqu’ à la fin de l’occupation allemande. A la libération, il retrouve Onténiente qui a réintégré sa chambre de bonne Rue Pigalle et son poste de contrôleur au Trésor. Ils ne se quitteront plus.

     

              Avec ses premiers cachets, il s’achète une guitare. Il gratte.  Pauvre et découragé, il compose ses chansons. C’est sa période de vaches maigres. Jeanne le réconforte comme elle peut. Il écrit  ‘’  Putain de toi – Pauvre de moi – Un soir de pluie – On frappe à ma porte – c’était toi, c’était Toi !  Refrain …  Ah ! Ah ! Ah ! Putain de toi ! ‘’

     

               Il se lance dans l’écriture. Poète révolté anarchiste, il écrit dans ‘’ le Monde libertaire ‘’

     

               Sa poésie plait. Comme Lamartine, il se lance dans des méditations poétiques. Apparaît alors une jeune blonde estonienne Joha  qu’il croise souvent métro Plaisance. Puppchen (qui signifie petite poupée en allemand) restera jusqu’au bout sa compagne.

     

                De  1940 à 44, il écrira entre  300 et 400 poèmes ainsi qu’une centaine de chansons.

     

                Il s’est essayé dans tous les cabarets.

     

             

     

                Nous sommes en 1952, l’année de sa chance !  Il fait une audition au cabaret chez Patachou  (l’endroit où  l'on coupait les cravates). Dans cette ancienne boulangerie de la rue du Mont Cenis,  Patachou programme les artistes de son choix. Il fait un essai. C’est le succès immédiat ! Il écrit ‘’Bancs publics– les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics – bancs publics  ont tous des gueules bien sympathiques ‘’ et ‘’ Au marché de Brive la Gaillarde  «  où on rosse la maréchaussée à coup de mamelles des femelles du canton » Suite à cette chanson, il sera mal reçu lorsqu’il ira porter plainte  à la gendarmerie de Vaison le Romaine.

     

    Une anecdote ! En plein hiver, il est pris de coliques néphrétiques dans la rue .Il tombe. Les gendarmes dépêchés ont cru qu’il était saoul  mais Brassens les a remerciés parce qu’ils avaient mis une pèlerine sur son dos.  Il chantera ‘’ Il y a des flics bien  singuliers ‘’  « Sans rancune ! » 

     

                  Cette année là il fera son premier disque  ‘’ Le parapluie’’. ‘’Il pleuvait fort sur la grande route. Elle cheminait sans parapluie. J’en avais un trouvé sans doute. Le matin même chez un ami. Courant très vite à sa rescousse. Je lui propose un peu d’abri !’’

     

     

     

                  

     

                  C’est la chanson ‘’ Pour l’Auvergnat ‘’ qui réconciliera la France (les uns étaient pour – les autres contre).  Dans la lancée ‘’ Archibal’’  - C’est nous les arracheurs de dents – tous les cafards, les charlatans ….   Un voleur qui venait de lui chiper l’heure – vas t-en te faire pendre ailleurs  SUITE  AU N° 12……..

     

     

     


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