• L'Ermitage Saint Etienne.

     

     

    Alors! Raconte! N° 112

                                                L'Ermitage Saint Etienne.

           Toujours plus haut, toujours plus près du ciel, l'ermitage Saint Etienne , c'est un escalier vers l'au-delà.

           Située à cheval sur la colline qui domine au Nord Roquebrun et au Sud Saint Nazaire de Ladarez, cet ermitage offre un panorama exceptionnel en direction de la plaine et de Sète vers l'Est et de la chaine pyrénéenne et du massif du Canigou vers l'Ouest.

           La fondation de l'édifice remonte au XIIème siècle, c'était l'époque où le Languedoc se couvrait de blancs manteaux d'églises. Dans les villages de nombreuses chapelles castrales romanes et d'anciens lieux de culte furent construits, toujours dans la peur d'une fin du monde imminente. Pendant ce siècle, de nombreux religieux se sont retirés de la vie monastique pour s'isoler dans des lieux déserts et inaccessibles. L' ermite vivait seul, mais ils restait en contact avec la société; il était le conseiller de la population locale qui se tournait vers lui pour chercher réconfort et conseil. De plus, ce médecin de l'âme, par son savoir assurait des guérisons  grâce aux herbes du lieu. La population offrait à son tour des offrandes et la subsistance au religieux.

            L'ermitage  St Etienne perché à 545m d'altitude est un lieu de culte chargé d'histoire. Durant sa vie en plein vent et par les aléas de l'histoire, il subit plusieurs fois des remaniements. Il comprend de nos jours une chapelle et un petit ermitage qui lui est adossé. L'ermitage d'une surface ne dépassant pas dix mètres carrés possède dans un coin une petite cheminée. La chapelle de style pré-roman, comme le confirme son plan Est - Ouest (telles toutes les chapelles visigotiques)  est munie d'une baie axiale à simple ébrasement pour laisser passer les rayons du soleil levant. Longue de 14 mètres et large de 3mètres, son sol est plat en terre battue. Son toit, couvert à l'origine par une simple charpente a été voûté à l'époque romane par un berceau en plein cintre (demi circonférence parfaite) .

           Une campagne tardive de restauration et de modification a été entreprise au XVIIIème siècle comme en témoigne un texte gravé daté de 1706. A l'intérieur de l'édifice sont encore visibles les vestiges un peu défraichis d'une fresque romane.

           De nombreux randonneurs visitent ce sanctuaire où depuis longtemps les messes ne sont plus dites et apposent sur des ardoises des mots doux avec l'espoir de revenir un jour en ce lieu. (Rando du 5 /2/2013).

    JC d'Oc 02/2013


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