• Le déluge de Saint Chinian

     

     

                         Alors ! Raconte !  N° 25

     

     

     

     

     

                                    Le déluge de Saint Chinian.

     

     

     

     

     

                     St Chinian, village situé sur la RN 112 de 1721 habitants. L’origine de son nom vient du moine Anian ou Aignan, disciple de Saint Benoît (Eclésiam Sancti Anian  en 972) – en langue d’Oc du Moyen Age Sant Anian qui deviendra Saint Chinian. En réalité le nom complet du village est Saint Chinian la Corne, inspiré du rocher qui le domine sur lequel se situe la chapelle  ND de Nazareth.

     

                      L’histoire de cette chapelle est même céleste, puisque la Vierge  apparut à un berger sur la colline des Ayres. La vierge laissa l’empreinte de son pied sur un rocher. Lieu matérialisé par la pose d’un marbre à quelques mètres de la chapelle.

     

                      Cette agglomération est traversée par la rivière ‘’ le Vernazobres '', née à 360m d’altitude dans les monts du Pardailhan.

     

                      Au 16ème siècle, 341 moulins à eau tapissaient le fond de la rivière. Les industries  étaient nombreuses. Production d’huile et de farine, confection de draps, les foulons (pour le foulage des tissus et de la laine). Près de la rivière en amont du pont se situaient les teintureries et les tanneries. Aux 11ème et 12ème siècles,  le ‘’canal de l’abbé’’, permettait à l’église de percevoir la redevance de l’eau nécessaire à la vie du village.

     

     

     

                       Le 15 septembre 1875, un véritable déluge  tombe à 6 h du soir sur  la localité. Un orage fantastique, amassé sur les monts du Pardailhan dévale dans le Vernazobres. Un vent tempétueux souffle à 150 km/h. Le ciel est si noir que les  gens s’éclairent en plein jour. Des cataractes d’eau tombent du ciel. Un vrai déluge biblique.  Rapidement, les 2/3 de la ville est sous l’eau. Arrive une vague de 4 m de haut de la rivière l’Ioule qui descend de Poussarou.  Les flots emportent tout sur leur passage. Une boue de 7 mètres emporte les moulins, les passerelles, les arbres et surtout les maisons construites en bordure du cours d’eau. On retrouvera une meule en pierre d’une tonne  emportée sur deux kilomètres.

     

                          Rue des Tisserands, une grappe humaine est emportée.

     

                          Rue des Savetiers,  près de l’église, une famille entière est engloutie par les flots.

     

                          Place St Anian, 16 personnes sont piégées et se noient.

     

                          Le quartier du Sault a disparu. L’Hôpital et les abattoirs (41victimes).

     

                          L’église est remplie de 3 mètres de limon.

     

         

     

                          La déferlante a duré 3 heures.

     

     

     

           Scientifiquement, pourquoi ?

     

                          Les moulins ont modifié le lit de la rivière,  par les canalisations.

     

                          Le déboisement intensif des collines.

     

                          L’extension du village sur les rives du Vernazobres.

     

    L’eau s’est retirée aussi vite qu’elle est arrivée.  C’est l’effet de Chasles.

     

     

     

                          Bilan :     97  habitants disparus

     

                                         60 maisons rayées

     

                                         80 maisons disloquées

     

                                       300 maisons endommagées

     

                                            2 millions de francs or de dégâts.

     

                           13 membres de la famille Lacroix périrent dans leur maison, Rue des Jardins. De cette famille – un seul rescapé -.A L’emplacement de cette habitation,  une grande croix appelée ‘’la croix des noyés’’ commémore le souvenir du drame. Une remarque, cette croix est composée de 13 petites  sur la croix porteuse. Une pour chaque personne. Un marbre énumère le nom des victimes.  Voir la croix sur page de garde. Les secours ont mis beaucoup de temps pour parvenir sur les lieux de la catastrophe, car le pont avait été emporté. Honneur au régiment du génie de Béziers.

     

     

     

                           Ce phénomène s’est renouvelé dans l’Aude à Sallèles d'Aude. Une implosion nuageuse exceptionnelle avec vents, éclairs et foudre. C’est la rivière qui a fait l’alignement du village.

     

                            Phénomène  ponctuel à Puisserguier par la rencontre de deux masses nuageuses.

     

                            Restons vigilants avec l’eau et ne faisons pas d’erreurs d’urbanisme.

     


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