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    Alors ! Raconte N° 24  suite. Quelques notes pour compléter

     

             Rando du mardi 22 mars 2011

     

     

     

                                      

     

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           L’épée de Guillaume ‘’  Joyeuse ‘’ que lui donna Charlemagne aurait été enterrée dans le cirque du Bout du Monde. Cette épée magique fait l'objet de recherches par les habitants du village. Enfin, tout espoir de la retrouver est permis!

     

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           Il existe un ensemble poétique de 130.000 vers qui retrace avec minutie la vie de Guillaume d’Orange ainsi que 24 chansons de geste plus ou moins longues. Cette littérature écrite entre le 12ième et jusqu’au 14ième siècle  évoque la vie de tous les instants de Guillaume lors des affrontements avec les Sarrazins.  Cet ensemble de poème récité ou chanté d’un seul trait  trace le courage de ce héros toujours exemplaire Elle est plus importante que la chanson de Roland qui est la plus connue. ‘’Père ! Gardes toi à droite – Père ! Gardes toi à gauche’’ – 578 Roncevaux – Il paraitrait que ce n’était pas les Sarrazins face aux Francs mais l’armée Basque qui a mis en déroute Charlemagne. Il devait faire nuit. Les missi dominici, les facteurs de l’époque n’ont pas averti Charlemagne que Roland prenait la rouste.

     

            Charlemagne a eu 9 épouses sans compter nombreuses maitresses. Il a fait des enfants comme Louis XIV.

     

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           On appelait Guillaume – Guillaume au court nez (suite à une blessure reçue en Syrie)

     

    -      Guilhem en occitan.

     

    -      Guillaume Fièrebrace car il était un costaud surpuissant.

     

    Guillaume d’Orange, né en 742, tumultueux guerrier, duc de Toulouse, marquis de Septimanie, cousin germain de Charlemagne,  petit fils de Charles Martel, comte de Toulouse en 790, pourfendeur des Sarrazins lors de la prise de Barcelone en 803. Meurt en 812 à l’âge de 70 ans et est  enterré dans l’abbaye et canonisé  en 1066.

     

             Il est battu en 793 par les Sarrazins sur les bords de l’Orbieu (rivière qui passe à Lagrasse, Fontfroide, ville rouge Termenes, 80 Km. L’Orbieu  affluent de l’Aude, prend sa source près du Puc de Bug Arrache à 822m d’altitude.

     

            La chasse contre les infidèles ne l’a pas empêché de convoler en justes noces avec la dame de son cœur Orable, une fille sarrasine musulmane. A la mort prématurée de sa femme, dans la douleur de l’absente, Guillaume se réfugie  dans le cirque de l’Infernet, dans les gorges du Verdus pour y faire retraite.

     

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             La Gothie n’est que la Septimanie romaine (Pyrénées Orientales, Aude, Hérault et Gard)

     

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        Cette bâtisse imposante en ruines du 9ième siècle se situe au dessus du village de ST Guilhem le Désert et en dessous du pigeonnier qui lui est du 15ième siècle. Ce Géant aurait, selon la légende tué Guillaume d'Orange mais une autre fin de notre héros est toutefois aussi gratifiante. Avant la construction de l’abbaye au 9ième siècle, le château existait déjà sur les vestiges d'une forteresse redoutable. Le Géant avait une pie comme seule compagne qui lui jouait des tours. Lorsqu’un individu venait défier le Géant, la pie le prévenait mais parfois, ce n’était pas vrai. Jusqu’au jour ou Guilhem est venu défier le Géant. La pie prévint ce dernier et lui dit ‘’Gare Géant, voilà Guilhem’’,  mais le Géant ne l’écouta pas. Guilhem le combattit et le fit tomber des hauteurs de son château. Le Géant mort, les pies en punition ne vécurent alors pas plus de trois jours.

     

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                                                                    Le village

     

              Sur la place de la Liberté, avec son platane planté le 21 janvier 1855 et qui possède une circonférence de 6 mètres, la fontaine républicaine tourne le dos à l’abbaye (signe de l’opposition républicaine à la religion). Cette fontaine a été construite en 1907 et fait couler par ses quatre robinets l’eau des quatre sources du Verdus venant du Bout du Monde.

     

               Le village de Saint Guilhem le désert possède 11 fontaines qui sont pérennes aussi bien l’hiver que l’été. Le Verdus, véritable moelle épinière alimentait non seulement les jardins et vergers mais faisait aussi tourner les moulins à huile et les roues à eau pour moudre le grain. De 1780 à 1920, St Guilhem était renommé pour ses tournages des souches de buis pour fabriquer des boules de pétanque.

     

               Le Pont du Diable a été construit en 1036 (classé Monument historique)

     

              Sur la même place, lors de la crue de 1907, un âne avait été attaché au platane. La force de la crue détacha l’âne et l’entraina dans l’abbaye dont la porte avait été ouverte pour éviter la force de l’eau. L’âne se trouva assis sur le maître autel au fond de l’abside mais, miracle si on le croit, fut sauvé de la noyade. Il devait s’appeler Boudu (sauvé des eaux)

     

               Les habitants de Saint Guilhem le Désert se nomment entr’eux ‘’ Les sautas rocs’’

     

    Le terme de Désert, à cette époque ne désignait pas comme au Sahara la dénudation complète du paysage mais plutôt l’absence de l’homme et de toute activité humaine mais aussi situation très dure à vivre d’où méditation, recueillement et retour sur soi.

     

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     Quelques mots sur l’abbaye de Gélonne.

     

             L’abbaye d’Aniane, fondée en 782 par un nommé Witiza,  le fameux Benoit comte de Maguelone, fondateur de l’ordre des Bénédictins.

     

               Benoit fonde en 804 un hameau monastique dans le vallon de Gellone, futur St Guilhem le désert et dicte la règle de vie des Bénédictins ‘’ la Pax’’. L’abbé dirige la spiritualité, le travail manuel, la lecture divine,  la prière et l’office divin. Pas de télé, pas de ciné que des curés à genoux. Plusieurs centaines de moines y ont séjourné car cette abbaye est une étape importante sur le chemin de Compostelle, chemin de venant de Arles et se poursuivant vers la Via Tolosana par les gorges de l’Aude.

     

              A droite et à gauche de la nef, deux absidioles.

     

    -      Abside Nord

     

               Se trouvent dans une niche les différentes reliques de St Guilhem. Une dent montée sur un manche d’argent. Cette dent trempée dans un verre d’eau que le malade devait boire devait assurer sa guérison.

     

    -       Abside Sud

     

                Se trouvent les tombeaux des différents abbés – Le sarcophage vide de Guilhem et ceux de ses sœurs Albane et Bertrande. En effet, la dépouille de Guilhem, cachée par les moines lors des guerres de religion a été retrouvée  en 1679 et placée dans une châsse d’argent surmontée du buste du saint. A la Révolution, ce reliquaire est fondu pour financer la nation et les restes de Guilhem sont perdus à jamais. – les reliques composées d’un bout de la  vraie croix du Christ offerte par Charlemagne à son cousin ainsi qu’une riche bibliothèque  liturgique composé de manuscrits enluminés. Le morceau de croix ayant été offert à Charlemagne par le Patriarche de Jérusalem lors d’une croisade.

     

                Cette abside asymétrique est orientée de 3° Est pour recueillit le plus vite la lumière du soleil.

     

    -      La Nef

     

               La nef possède deux fenêtres très hautes pour faire rentrer le premier soleil pointant au dessus des collines. Sur les murs, de nombreux trous de boulins permettaient de fixer des échafaudages. Sur les bas cotés des bancs de pierre pour le repos des pèlerins. Nombreuses statues et tableaux de maître.

     

               Au 12ième siècle, les moines se réfugient dans la tribune voutée pour ne pas côtoyer les pèlerins et pour avoir leur tranquillité. C’est à cette époque qu’a lieu la construction du gimet ou narthex. C’est une salle carrée, voutée avec des bancs de pierre. Ce lieu accueillait les pèlerins allant à St Jacques de Compostelle, les malades et même les hérétiques demandant repenti.

     

               L’orgue construit au 18ième siècle par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavallié.

     

                Les porches d’entrée  N et S permettaient l’accès pour les gens du village. L’accès N face au platane de la place possède trois voussures (demi-cercles au dessus du portail) ainsi que deux têtes féminines du 12ième. La façade comporte de nombreux trous de boulin (échafaudage).

     

                 Ainsi se termine ce que nous avons eu la chance de découvrir lors de notre rando à Saint Guilhem le Désert. Il suffit d'ouvrir les yeux et de se documenter avant de partir.

     

    JC d’Oc.

     


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                         Alors ! Raconte !  N° 25

     

     

     

     

     

                                    Le déluge de Saint Chinian.

     

     

     

     

     

                     St Chinian, village situé sur la RN 112 de 1721 habitants. L’origine de son nom vient du moine Anian ou Aignan, disciple de Saint Benoît (Eclésiam Sancti Anian  en 972) – en langue d’Oc du Moyen Age Sant Anian qui deviendra Saint Chinian. En réalité le nom complet du village est Saint Chinian la Corne, inspiré du rocher qui le domine sur lequel se situe la chapelle  ND de Nazareth.

     

                      L’histoire de cette chapelle est même céleste, puisque la Vierge  apparut à un berger sur la colline des Ayres. La vierge laissa l’empreinte de son pied sur un rocher. Lieu matérialisé par la pose d’un marbre à quelques mètres de la chapelle.

     

                      Cette agglomération est traversée par la rivière ‘’ le Vernazobres '', née à 360m d’altitude dans les monts du Pardailhan.

     

                      Au 16ème siècle, 341 moulins à eau tapissaient le fond de la rivière. Les industries  étaient nombreuses. Production d’huile et de farine, confection de draps, les foulons (pour le foulage des tissus et de la laine). Près de la rivière en amont du pont se situaient les teintureries et les tanneries. Aux 11ème et 12ème siècles,  le ‘’canal de l’abbé’’, permettait à l’église de percevoir la redevance de l’eau nécessaire à la vie du village.

     

     

     

                       Le 15 septembre 1875, un véritable déluge  tombe à 6 h du soir sur  la localité. Un orage fantastique, amassé sur les monts du Pardailhan dévale dans le Vernazobres. Un vent tempétueux souffle à 150 km/h. Le ciel est si noir que les  gens s’éclairent en plein jour. Des cataractes d’eau tombent du ciel. Un vrai déluge biblique.  Rapidement, les 2/3 de la ville est sous l’eau. Arrive une vague de 4 m de haut de la rivière l’Ioule qui descend de Poussarou.  Les flots emportent tout sur leur passage. Une boue de 7 mètres emporte les moulins, les passerelles, les arbres et surtout les maisons construites en bordure du cours d’eau. On retrouvera une meule en pierre d’une tonne  emportée sur deux kilomètres.

     

                          Rue des Tisserands, une grappe humaine est emportée.

     

                          Rue des Savetiers,  près de l’église, une famille entière est engloutie par les flots.

     

                          Place St Anian, 16 personnes sont piégées et se noient.

     

                          Le quartier du Sault a disparu. L’Hôpital et les abattoirs (41victimes).

     

                          L’église est remplie de 3 mètres de limon.

     

         

     

                          La déferlante a duré 3 heures.

     

     

     

           Scientifiquement, pourquoi ?

     

                          Les moulins ont modifié le lit de la rivière,  par les canalisations.

     

                          Le déboisement intensif des collines.

     

                          L’extension du village sur les rives du Vernazobres.

     

    L’eau s’est retirée aussi vite qu’elle est arrivée.  C’est l’effet de Chasles.

     

     

     

                          Bilan :     97  habitants disparus

     

                                         60 maisons rayées

     

                                         80 maisons disloquées

     

                                       300 maisons endommagées

     

                                            2 millions de francs or de dégâts.

     

                           13 membres de la famille Lacroix périrent dans leur maison, Rue des Jardins. De cette famille – un seul rescapé -.A L’emplacement de cette habitation,  une grande croix appelée ‘’la croix des noyés’’ commémore le souvenir du drame. Une remarque, cette croix est composée de 13 petites  sur la croix porteuse. Une pour chaque personne. Un marbre énumère le nom des victimes.  Voir la croix sur page de garde. Les secours ont mis beaucoup de temps pour parvenir sur les lieux de la catastrophe, car le pont avait été emporté. Honneur au régiment du génie de Béziers.

     

     

     

                           Ce phénomène s’est renouvelé dans l’Aude à Sallèles d'Aude. Une implosion nuageuse exceptionnelle avec vents, éclairs et foudre. C’est la rivière qui a fait l’alignement du village.

     

                            Phénomène  ponctuel à Puisserguier par la rencontre de deux masses nuageuses.

     

                            Restons vigilants avec l’eau et ne faisons pas d’erreurs d’urbanisme.

     


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    Alors !  Raconte !  N° 26 

     

     

     

     

     

                                       Les joutes nautiques en Languedoc.

     

     

     

     

     

             L’origine du mot joute vient du latin  et signifie ‘’ toucher’’. Les Egyptiens connaissaient ce jeu. Dans les pyramides, des murs peints représentent des combats de barques. Mais, ce jeu à pris un réel essor chez les Romains. Les lomachies qui étaient des fêtes au Champ de Mars à Rome, offraient un plan d’eau où 50 à 100 barques s’affrontaient. Les jeux se déroulaient aussi sur le lac Fucin où des bassins artificiels avaient été creusés pour l’occasion.

     

               L’empereur romain Vespasien (69-79) construisit le Colisée et pour divertir ses légionnaires  et le peuple romain fit faire des simulacres de batailles navales grandeur nature dans l’amphithéâtre avec 3000 guerriers.

     

               Les Egyptiens faisaient des combats de joutes sur le Nil, mais pour pimenter en prime, ils lâchaient 38 crocodiles pour dévorer les perdants.        

     

     

     

               En 80 après JC, la Septimanie était romaine. Titus (le fils de Vespasien) décide de faire construire des arènes à Béziers pour satisfaire le Consul et le peuple. Ces arènes situées sur la colline St Jacques pouvaient recevoir 15574 spectateurs de Béziers et de ses environs. C’était un amphithéâtre  ovale de 110 m de long et de 9O de large. Des jeux nautiques y étaient organisés. L’eau arrivait par l’aqueduc de Gabian d’une longueur de 36 km.  Sur des barques à fond plat, les jouteurs s’affrontaient avec des lances. Le spectacle était trop couteux et disparut au 3ème siècle. Concernant cet amphithéâtre, il reste encore quelques traces, notamment des gradins, un reste de piste et quelques colonnes. Les pierres ont été utilisées pour construire l’église de la Madeleine.

     

     

     

     

     

                 Au 12ème siècle réapparaissent les jeux nautiques. Un document relate les jeux à Aigues Mortes où  Saint Louis, avant de partir en croisade avait regroupé ses croisés. Les futurs combattants s’entraînaient à la façon des tournois chevaleresques mais sur des barques pour leur forger le pied marin.

     

                  Les templiers s’entraînaient à la joute, mais ce jeu  a eu son essor en Languedoc au 17ème siècle.

     

                  Au 19ème siècle, les hommes du fleuve créent  à Sète les Sociétés de Sauvetage et rivalisent aux joutes.

     

                   1901 au championnat de joutes à la Tête d’Or  à Lyon, s’utilise pour la première fois le gilet de sauvetage.

     

                   En 1960 la joute est reconnue comme jeu. La FFSL (Fédération Française de Sauveteurs Lanceurs)  a ses statuts.

     

                   A Béziers, le maire Balmigère achète des barques aux noms de ‘’ Désirée et Bienvenue’’. Elles sont stockées à la caserne de Riols.

     

                    Il y a six variétés de barques à fond plat : Provence – Strasbourg – Nord – Lyon – Livournaise  et Languedoc.

     

                    La St Louis se fête sur le canal à Sète le 25 août depuis 1743.

     

                    Chaque région a sa propre coupe de France.  En Languedoc c’est Orélien  Evangélisti, un colosse qui le 26 août 2008 est devenu champion de France (le seul à être sorti sec) contre Macia de Frontignan.  Il n’y avait pas de crocodiles dans le Grand Canal. Ce colosse de 180 kg est champion depuis 8 années consécutives et est connu et reconnu à Sète par toute la population. Il est plus populaire que le Maire de la ville.

     

     

     

                      Le nom donné à la barque est la ‘’ mongolienne’’

     

                      8 rameurs  croisent  à droite

     

                      Un barreur dirige

     

                      Une mongolienne bleue, l’autre rouge

     

                      La tintaine est à une hauteur de 3m au dessus de l’eau

     

                      Après chaque chute, les jouteurs montent d’un cran sur la tintaine

     

                       Celui qui tient la lance s’appelle l’ajusteur

     

                       Sa position en fente avant c .à.dire position droite puis position de force courbée.

     

                        Les pavois aux blasons de chaque société ont des dimensions à respecter.

     

                        Les allers- retours  sont des passes.

     

                        La lance en bois  a à son extrémité 3 pointes d’acier.  

     

                        La tenue vestimentaire est chemise blanche, foulard rouge ou bleu,  pantalons blancs et chaussures blanches. Ils ne portent pas de bouées.

     

                        La musique ‘’pénia’’ avec hautbois et tambour (musique vieille de 300 ans.)

     

     

     

                        17 sociétés en Languedoc.

     

     

     

    Un peu d’histoire :

     

                         Au Moyen Age, les joutes chevaleresques étaient plus dangereuses. C’était des tournois souvent mortels.

     

                         Le roi Henri II meurt en 1589 lors d’un tournoi après 10 jours de souffrance, blessé à l’œil droit par un éclat de bois de la lance de son adversaire le comte de Montgomery. Le chirurgien Ambroise Paré a bien essayé de l’opérer après s’être entraîné sur des condamnés à mort, mais en vain.

     

      Catherine de Médicis, la reine, fait décapiter le comte de Montgomery le 15 juin 1589.

     

     

     

                          Il y a aussi les joutes oratoires au Parlement. Le meilleur de tous était Gambetta qui avait des rappels à l’Assemblée Nationale. En ce temps là, ils prenaient le temps d’approfondir les lois qu’ils allaient voter.

     

     

     

                         Rendez vous à tous le  25 août sur les rives du Grand Canal à Sète !

     

                           

     


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                Alors !  Raconte !    N°27

     

     

     

     

     

                                   Notre patrimoine historique et architectural.

     

     

     

     

     

    1-    La pierre sèche.

     

                 Au cours des 18 et 19ème siècles, les paysans ont investi les coteaux encore peu exploités par les ancêtres. Les derniers espaces vont demander beaucoup d’efforts pour être mis en culture. La vigne en effet, se contente de peu d’humidité et peut croître dans des sols secs. Leurs racines peuvent descendre à plus de 10 mètres de profondeur pour alimenter la sève nourricière.  Les vignerons, pour préparer et retenir la bonne terre sur les flancs très pentus des collines, vont piocher, retirer des tonnes de pierres pour édifier des kilomètres de murs se succédant en terrasses. Ces murets, appelés ‘’faïsses en occitan de Biterre’’ vont transformer  radicalement l’image du paysage.

     

     

     

    2-   Le clapas.

     

             Ces gros monticules de pierres amassées témoignent du travail de l’homme sur le minéral .Travail inlassablement répété au fil des ans par les vignerons. Il faut aussi signaler que les vignerons avaient besoin de main-d’œuvre au printemps. Ils faisaient appel aux saisonniers qui venaient de l’Aveyron et du Tarn.  En termes peu élogieux, ils les appelaient les ‘’gabatchs’’  (Gars à vaches). Sur les collines on gagnait ainsi du terrain en formant de grands pierriers ainsi que des murets qui limitaient les parcelles.

     

              Jean Ferrat rappelle dans sa chanson ‘’la montagne’’, le travail harassant des hommes bâtisseurs.

     

                       ‘’ Ils avaient construit des murettes,

     

                         Tout en haut de la colline

     

                         Qu’importe le nombre des années

     

                         Ils avaient l’âme  bien née

     

                         Noueuse comme un pied de vigne

     

                         Les vignes ne courent plus dans la vallée

     

                         Le vin ne sera plus tiré

     

                         C’était une horrible piquette

     

                         Mais il faisait des centenaires

     

                         A ne plus que savoir en faire

     

                         Il ne vous tournait pas la tête ‘’      Je vous laisse la suite !!!!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    3-   Les capitelles.

     

              On les nomme aussi ‘’carabelles’’ ou ‘’bories’’ en Provence, mais aussi cabordes en Franche Comté, région qui m’est très chère.

     

                   Cette pierre, cause de la pauvreté du sol, nous permet aujourd’hui d’admirer la richesse architecturale des générations  passées qui nous ont laissé les capitelles. Leurs  origines restent mystérieuses. Elles furent, dit-on ! Au temps des grandes épidémies de peste, utilisées pour éloigner les hommes atteints de cette terrible maladie.

     

                   La peste noire sévit dans notre contrée de 1347 à 1349.

     

                   Elles sont construites avec des blocs de pierre relativement plats appelés ‘’ lauzes’’ selon une caractéristique de construction dite ‘’en encorbellement’’, sans charpente. Ce procédé est d’origine méditerranéenne.

     

                   C’est un jeu de pierres disposées en anneaux qui se rétrécissent vers le toit.  Les pierres plates sont disposées en couronne, légèrement penchées vers l’extérieur pour empêcher les infiltrations d’eau. Chaque rang avance sur le précédent avec un dépassement d’un tiers pour le porte-à-faux dans le vide et de deux tiers pour le contrepoids pour assurer sa solidité. C’est l’ajout de poids sur la pierre située au sommet  qui bloque la voute. La dernière lauze, la faitière, a tenu l’édifice debout  pendant des siècles .Elles ont pu résister aux vents et aux orages. Elles sont de formes circulaires ou carrées. Leur porte ne dépasse pas la taille humaine. A l’intérieur, de petites niches dans le mur témoignent de la présence de l’homme.

     

                   La question de la datation reste très débattue car on a retrouvé le même type de construction  à l’époque néolithique (6000 à 3000 av JC). Des outils en silex ont été découverts dans certaines capitelles.  Cela n’empêche pas  que l’harmonie de ces abris les désigne comme de véritables monuments appartenant au patrimoine régional. Allez vite  les voir sur les collines de Villespassans,  de St Chinian, de Cébazan et de Faugères avant que des abrutis sans vergogne ne les détruisent pour les implanter dans leur jardin. Une association de sauvegarde des capitelles (Richesses du Saint-Chinianais) a été crée à St Chinian  (tourisme@ot-saint-chinian.com). Un circuit pédestre  chemine au milieu des capitelles restaurées au nombre de huit pour le moment. Vous longerez les falaises de calcaire du plateau des Guitardes situées à 20 mètres du moulin du Roc, route de Villespassans. La richesse de nos territoires, la beauté de nos paysages, notre pierre sèche et toute la diversité odorante de notre flore sont enserrés dans cet écrin du village de Saint Chinian.

     

     

     

     

     

              4- Les villages en circulade.   (déjà débattu au N° 18).

     

                    La circulade se caractérise par une disposition des maisons autour d’un noyau constitué par une église ou un château féodal hauts perchés. Les habitations jouaient un rôle défensif d’enceintes successives. Ces circulades, nées dans l’Hérault, dateraient du 10ème siècle. Elles font des rondes à Cessenon, Saint Geniès de Fontedit, Murviel  les Béziers,  Neffiès et Puisserguier et les rues très escarpées communiquent entre elles par des porches que les habitants fermaient lors des invasions de barbares.

     

     

     

         5-Les moulins.

     

                     Les moulins à eau ont fait leur apparition dans notre pays au 1er siècle av JC. C’est le moulin à vent le plus répandu. A corps tournant, l’édifice entier s’orientait selon la direction du vent,  puis il prit de la souplesse en ne tournant que la tête. Seuls, le sommet et les ailes étaient mobiles. Voir les moulins de St Chinian et de Faugères.  Les moulins bladiers  utilisés pour moudre des céréales, les moulins drapiers ou foulons pour moudre les fibres, les moulins à vent pour broyer le gypse et l’écorce des arbres riche en tanin. A St Chinian, les eaux du  Vernazobres ont entraîné durant 10 siècles une multitude  de roues (sur 16km – 21 sites- 41 moulins). Le moulin à vent sur la colline du ‘’Roc’’ était à multi usages, il broyait du gypse des plâtrières et la pierre à chaux issue du four à chaux tout proche sur l’ancien chemin de Cébazan mais aussi écrasait les grains d’épéautre cultivé dans la plaine.

     

     

     

              6-Les pigeonniers.

     

                        Comme le nom l’indique, ces bâtiments rectangulaires tout en hauteur recevaient des pigeons. Connus depuis l’Antiquité, ils étaient construits en bois. Jusqu’à la Révolution, seuls les seigneurs pouvaient posséder des pigeonniers, symbole du pouvoir et de privilèges.  Après la seconde guerre mondiale, l’exode rural ainsi que le  prix de l’alimentation ont contribué à réduire l’élevage des pigeons. Il faut noter qu’ils rendirent de précieux services dans l’histoire des hommes.

     

                         Cet animal de bon augure apportait les bonnes nouvelles.

     

                         Savez- vous pourquoi il n’y a pas d’escaliers dans les pigeonniers ?

     

                         Réponse : pour que les rats n’aillent pas manger les œufs.

     

                         Voir les pigeonniers de Murviel les Béziers dans la campagne du Ministre  et celui du prieuré de St Bauléry à Cébazan.

     

     

     

                7 – Les fours à chaux.

     

                           Presque tous les villages du Biterrois possèdent leur four à chaux.

     

                           Des pierres calcaires étaient entassées dans la grande cheminée au dessus du foyer de façon à ce que la chaleur de celui-ci pénètre la pierre qui se cassait puis s’émiettait. Le feu était maintenu jour et nuit pendant une semaine à 1500°.Le CO2 était évacué par la cheminée et les blocs de pierre se transformaient en chaux vive. Par arrosage, on obtenait de la chaux éteinte.

     

                           La chaux était utilisée pour la construction des murs, comme amendement, comme désinfectant mais aussi pour le traitement des vignes  en mélange avec le sulfate de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne.

     

                            A Cébazan, le four à chaux, Chemin de St Chinian vient d’être restauré.

     

     

     

             

     

            8-Le four banal

     

                             Le pain, dans tous les pays est le symbole du partage. C’est ainsi que dans les villages, un four à pain collectif, parfois communal est dans tous les cas appelé ‘’ banal’’. Souvent construit à l’initiative des religieux, l’adjectif banal vient du nom d’une taxe perçue auprès des villageois à chaque cuisson. Cette taxe appelée ‘’ banalité’’ permettait de payer le bois nécessaire à la mise en chauffe de la voute. Il fallait près de 10 heures de chauffage pour préparer la cuisson de la pâte. Le four permettait aux habitants de confectionner ensemble des miches de pain et de se les partager.  Rôles bien définis: les femmes faisaient la pâte, tandis que les hommes la faisaient cuire. Dans le village, une fois par semaine, un arôme délicieux flottait dans l’air.

     

                             Recette : farine, eau, sel, levain.

     

     

     

            9-La maison de village.

     

                   Le bâti est révélateur de l’organisation de la vie et du métier de l’habitant. Dans le Piémont, au nord de Bédarieux les maisons sont blotties les unes contre les autres et ont souvent 3 étages. Le dernier sert de stockage, le premier : pièces de vie de l’habitant et le rez-de-chaussée servait d’écurie, de bergerie et de remise pour produits frais.

     

                   Dans la plaine, elles n’ont souvent qu’un étage, Ce sont des maisons vigneronnes. Le maître vit au premier. Le rez-de-chaussée est réservé au matériel agricole, cuves et écuries. Les maisons vigneronnes sont reconnaissables à leur grand portail de bois sur lequel est placardée une plaque ronde en cuivre dont l’empreinte représente un coq sur fond de feuilles de vigne et de raisins, le tout entouré de la mention ‘’ Fédération Régionale des producteurs de vin  de l’Hérault’’.Attention ! , ce panonceau distinctif est très prisé par les collectionneurs.

     

       

     

        10-Le secadou: séchoir à châtaignes.

     

                           A partir de 500 mètres, le châtaignier est le roi des montagnes. Une fois récoltées, les châtaignes sont mises à sécher dans le sécadou, petite construction en pierre à l’étage surbaissé. Pendant une semaine, la châtaigne est soumise à une dessiccation jusqu’à ce que le châtaignons se mette à danser au son du ventadou. Le ventadou est une caisse en bois avec des pales qui servent à éliminer les dernières particules de peaux. 

     

     

     

         11-Le mazet viticole.

     

                        Les vignerons n’ont pas toujours eu les vignes à portée de main. Les parcelles, souvent héritées de leurs parents ou par leur mariage étaient dispersées dans la commune et même dans les  communes voisines. C’était l’assurance de conserver un peu de récolte en cas d’orages de grêle. Le remembrement n’existait pas. La distance et le temps de trajet ne leur faisaient pas peur. C’est ainsi que de petits bâtiments  ont été construits dans les vignes. Leur architecture est traditionnelle et modeste et les mazets  sont apparus en même temps  que le défrichement et la plantation de la vigne.

     

                         Ils ont abrité tous ceux qui travaillaient dans la vigne le temps d’un repas ou d’une averse.

     

                        

     

           12-Les citernes.

     

                    Il a fallu attendre les années cinquante pour que certains villages bénéficient de l’adduction de l’eau. Avant cela, les villageois allaient puiser leur eau dans des puits  construits même dans l’habitation, mais aussi dans le puits communal alimenté par une source. Le garde champêtre donnait la ration quotidienne.

     

                     Certains villages n’avaient pas de sources ni de nappe phréatique. Ils devaient puiser dans leur imagination pour collecter l’eau de pluie. Les maisons avaient donc  des citernes qui captaient l’eau de ruissellement. Cette eau était purifiée  avec du charbon de bois.

     

      

     

                   Une citerne et son aqueduc sont encore visibles à Cabrerolles.

     

     

     

                  13-Les croix des chemins.

     

                 Dès le XIème siècle, une forte poussée démographique est à l’origine de la création des villages en grands nombres en Languedoc. Notre terre, secouant la terreur au lendemain de l’an mille se couvre d’un blanc manteau d’églises. C’est l’épanouissement religieux du Languedoc. L’église, maitresse des forêts et des eaux devra sur ordre royal partager ses biens fonciers pour nourrir la population de paysans. Le défrichement des forêts commence et se multiplie sur les terres arables du haut Languedoc. Des parcelles sont concédées à des paysans pour qu’ils les cultivent pendant une durée de 5 années. Au-delà, dès que les vignes commencent à produire, la moitié des terrains cultivés reviendront au clergé qui percevra des redevances modérées appelées la dîme. Ces sauvetés, terres d’asile seront entourées de croix de pierre où règnera la paix de Dieu. Ce n’est que bien plus tard que d’autres croix seront plantées dans la campagne pour vénérer le protecteur de la nature. Des processions seront organisées par les curés qui, vêtus de l’habit liturgique, accompagnés par ses acolytes et tous ses fidèles, viendront encenser et bénir les croix à grand coup de goupillon. Prières qui n’empêcheront pas les calamités agricoles d’arriver.

     

     

     

    Ainsi se termine cette liste de quelques particularités de notre patrimoine  héraultais.  Venez écouter la parole des pierres et l’histoire des hommes bâtisseurs de capitelles,  lors de vos ballades dans notre beau pays.

     

     

     

    JC d’Oc.

     

     

     


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                   Alors !   Raconte !  N° 28

     

     

     

                             La fièvre du pétrole à Gabian.

     

     

     

           Merci d’être fidèles, Ca vous intéresse !  Ca continue encore un peu.

     

     

     

     

     

             On n’a pas d’idées, mais on a du pétrole ! dit-on à Gabian.

     

             Ce village en circulade appartenait dans les années 1000 à l’évèque de Béziers. L’église  et la résidence de l’évêque jouxtent les remparts. Ce village est traversé par la rivière ‘’La Tongue’’. La source  de la Resclose alimentait Béziers par un aqueduc qui arrivait jusqu’à l’église  Saint Aphrodise. Lors des guerres de Religion, les troupes royales ont coupé les aqueducs. Cette source a la particularité d’être la seule en France à produire de l’huile de pétrole et de l’eau en mélange.  Elle est située à droite de la Tongue, à un kilomètre de Gabian.

     

              A l’époque des pharaons, cette huile était envoyée en Egypte pour momifier les morts et elle était reconnue pour ses vertus médicinales.

     

              Les moines du prieuré de Cassan qui se trouve à un kilomètre de Gabian  ont retrouvé la ‘’ fount dé l’oylo’’  fontaine à huile,  grâce aux écrits laissés par les Romains. Ce prieuré deviendra abbaye  à partir du moment où il y a eu exploitation de la source.  L’abbaye était appelée ‘’ Le château aux 365 fenêtres’’

     

              Le pétrole mélangé à de l’eau sortait naturellement du sol. Il était reçu dans des cuves de 25 à 30 hl par un aqueduc qui arrivait au monastère de Cassan. Le pétrole se présentait en fines couches flottant au dessus de l’eau. Cette couche de pétrole était plus ou moins épaisse selon le temps où elle avait séjourné dans l’eau.

     

    Les moines lui ont donné le nom de pétroléum. C’est à Cassan que ce nom est né.     

     

              Ainsi, l’eau des cuves qui se trouvait en dessous du pétrole retournait dans la Tongue.

     

               L’évêque de Béziers mettait l’huile de pétrole en bouteilles et la vendait comme huile miraculeuse. Les ventes rapportaient beaucoup d’argent à la congrégation religieuse.  En 1608, l’abbaye avait l’exclusivité de ce commerce. Les bouteilles étaient estampillées  ‘’huile miraculeuse de Cassan ’’. Rome en a profité financièrement. Tous les lundis, l’huile était récoltée. Puis, l’esprit miraculeux s’estompa et l’huile servit de combustible et à des fins pharmaceutiques (goutte, plaies, douleurs, gravelle).  Les bouteilles de cet or noir firent des envieux.  Des faussaires montèrent un marché parallèle ce qui contraria l’évêque.  Pour contrer la concurrence celui-ci fit remplir des bouteilles de forme carrée avec bouchon ciré.

     

     

     

     

     

                 Le pétrole, fut extrait jusqu’à la Révolution.

     

                 En 1789, dans la pagaille administrative de la France, la source devint propriété de l’Etat et le site fut abandonné.

     

     

     

                 C’est au mois d’août  1859 qu’en Pennsylvanie on fore un puits de 23 m de profondeur. Sur un schiste bitumeux, le colonel Drake prend un jet de pétrole de 4 m dans la poire.  La ruée de l’or noir démarre. On  l’utilise comme combustible pour les lampes à huile. On le distille. Il devient carburant et va supplanter dorénavant  le charbon.

     

                  En France, les appétits se réveillent, des géologues pensent à Gabian.

     

    Des Anglais investissent en 1880 sur la source de la Resclose. Ils forent à 213m puis à 300m sans résultat. En 1890, des particuliers essayent sans résultat.

     

    Et pourtant, le pétrole fait tourner la planète.  En 1923, la Direction des Pétroles est sensée de prospecter aux abords des Pyrénées. On trouve des hydrocarbures à Lac et du gaz à Parentis dans les Landes.

     

                  Le 23 août 1923, un nouveau forage  commence à quelques mètres de la source de la Resclose. Le 11 septembre 1923, la côte 97m est atteinte. Il faisait un orage, tonnerre de Brest ! ‘’ Ca sent le pétrole !  10 contre 1, c’est du pétrole !’’ téléphone le chef de chantier à son ingénieur. On étudie la composition des carottages et il s’avère de la présence de sables d’hydrocarbures. Le sol devient anormalement de plus en plus dur. Le trépan ne  pénètre que de  10cm par jour.

     

                  Le 31 Octobre 1923 à 4h de l’après midi, la sonde n’avance plus. La contre pression repousse le trépan à 106m de profondeur. Les ouvriers reculent. Un jet de 6m jaillit pendant 6 mn. Le débit ralenti, puis  20 mn après reprend de plus belle. Le jet dépasse les 12m. Tout le monde est heureux ! Les casquettes volent en l’air !

     

                  L’aventure de l’or noir venait de naître en Languedoc.

     

                  Les jours suivants, le débit atteint 610 l par heure. En 15 jours on produit 250.000 l. C’est la production d’or noir la plus importante en France.

     

                  Rapidement, il faut du matériel. On fait venir des réservoirs en métal, des remorques, des tracteurs, des wagons citernes et même un pipeline est envisagé.

     

                  Dans les alentours, des derricks en bois fleurissent dans les vignes. Le  pétrole donne de la fièvre. On spécule. C’est une mine d’or, on parle argent.

     

                  A Gabian, une société alsacienne ‘’ Péchelbromm’’ exploite le site. L’exploitation durera 30 ans.  La distillerie de pétrole utilise pour la première fois le procédé de Craking (méthode nouvelle de raffinage) pour le pétrole de bonne qualité,

     

                   En 1940 les Allemands puisent pour leur armée. Le maquis plastique les installations. Puis, les Anglais bombardent le site.  Nombreuses victimes. C’est le coup de grâce !

     

                   Depuis 1950, le puits n’est plus productif. Actuellement, il ne reste pas grand-chose si ce n’est que la rue qui porte le nom de ‘’ chemin du pétrole’’ et quelques réservoirs tout rouillés.

     

     

     

                   Le souvenir de la richesse passée demeure mais les  vieux grands pères préfèrent la vie d’aujourd’hui à l’existence des ‘’ pétrodolardais’’ américains.

     

                                      ‘’Dallas ! Cet univers impitoyable !‘’

     

                                     ‘’ Gabian, c’est l’univers inexploitable !’’

     

            

     

                   J’allais oublier que l’on cherche toujours en France du pétrole. Un certain  Giscard, avec ses avions renifleurs à odorat hyper développé a fait survoler des zones avec ou sans succès. L’avenir nous le dira mais en attendant, la couleuvre que nous avons avalée n’est pas encore digérée.

     

     

     

                   En attendant, à Gabian, on danse la country !

     

                   Un pas en avant, trois pas en arrière et on recommence !

     

     

     

    JC d’Oc.

     


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