• Les places et les rues aux alentours de l’Hôtel de Ville de Béziers

     

     

        
      

     

    Alors ! Raconte ! N° 86

     

         Les places et les rues aux alentours de l’Hôtel de Ville de Béziers.

                                     Quelques regards en arrière.......

     

                  Depuis que le Prince Louis-Napoléon est passé à Béziers ( 2 octobre 1852), la ville n'a cessé de s'étendre. Par exemple, l'hôpital, à cette époque se situait sur l'emplacement de la sous -préfecture, place De Gaule et à l'endroit du Collège Paul Riquet, les malades pouvaient prendre l'air dans ses jardins. Le champ de manoeuvres des casernes s'étendait depuis l'hôpital vers la campagne, longeant la route de Pèzenas (devenue avenue de Belfort puis Jean Moulin) Il débordait le Champ de Mars actuel.

     

    Place Gabriel Péri.

     

               Elle se situe face à l’Hôtel de Ville. C’est le point de rencontre de la Rue Française, de la Rue du 4 septembre, Rue des Anciens Combattants, Rue Pépézut et de l’Avenue Alphonse Mas. Elle prit le nom de ‘’Place de la Fontaine en 1570, Place de la Mairie en 1868, Place de l’Hôtel de Ville en 1775 et porte son nom actuel depuis 1944’’. En Juin 2013, la mairie de Béziers est en pourparler d’appeler cet espace Place du Forum.

     

                 Elle occupe une partie de l’ancienne ‘’Place de la Poissonnerie’’. 

     

               La fontaine en son centre était déjà connue au 15ième siècle. Elle était appelée ‘’ La Fon de la Plassa devant la Mayo Communa’’ – La fontaine de la Place devant la Maison Commune. De  beaux édifices s’élèvent autour de la Place notamment La Poste.

     

              Gabriel Péri (1902-1941) Membre du parti socialiste en 1919. Devint communiste en 1920 et chef du service  de la politique étrangère au journal L’Humanité. Député de la Seine. Arrêté et torturé par la Gestapo. Il fut fusillé le 15 décembre 1941.

     

    Rue Pierre  Flourens.

     

              Elle fut crée en 1609 et portait le nom de ‘’Rue de la poissonnerie’’, élargie elle changea de nom et s’appela ‘’ Rue des Marchands’’ en 1868 et prit son nom actuel en 1870.

     

              Lors des grands travaux d’urbanisme exécutés sous le mandat du maire Alphonse Mas elle fut bordée de riches maisons bourgeoises dont la plus remarquable est dotée d’un dôme en ardoise au n°6 (face aux Halles).

     

    Rue et Place Pépézut.(Carrièira Pépézut ou Planot Pepezut)

     

               Pépézut est une figure de légende de Béziers. Il mit toute son ardeur pour défendre la ville contre les envahisseurs. C’est un héros par excellence.

     

               Simple soldat, il va être choisi par le peuple comme capitaine pour sa bravoure. Les assaillants Wisigoths investissant Béziers, seul dans la rue qui porte actuellement son nom, il va à leur encontre. Il les arrêta au bas de la Rue Française mais mourut dans l’assaut. En reconnaissance, en 1981, la Ville lui éleva une statue à l’endroit même où il succomba. En fait, cette sculpture en marbre blanc a une tête interchangeable d’époque romaine. Elle représente un personnage masculin vêtu d’une toge rabattue sur la taille sur un corps très musclé avec de puissantes épaules. Rien ne s’arrête, tout recommence ! il fallait bien qu’il  ressemble et représente  un honorable romain : l’empereur des Gaules Tétricus (271/274). Il est amusant de voir qu’à l’avènement d’un nouvel empereur, la technique consistait à remettre une nouvelle tête. Peut être est- ce la raison de constater que la tête  n’est pas toujours en accord avec sa morphologie ?

     

    Rue Française.

     

                En raison de son tracé rectiligne, elle ne faisait qu’une avec la Rue Casimir Péret et portait le nom de ‘’Rue Drécha (Rue droite)’’ au 17 et 18ième siècle. Cette voie fut vitale pour la cité. Allant du Sud au Nord, c’était le cardo de la ville romaine.

     

                La Rue Française doit son nom à l’annexion de la province du Languedoc à la couronne de France.  Au N° 19 une belle porte en bois sculpté donne accès à l’Hôtel Portalon, maison romane.

     

                     En 1851, une partie de la Rue Française fut détruite par le percement de la Rue de la République.

     

    Rue d’En-Vedel (carrièira D’En Vedel)

     

                   Elle s’appelait ‘’Carrieyra d’en Bedel’’ depuis le 15ième siècle puis elle adopta le nom de son principal propriétaire Mr. Vedel ou Bedel avec préfixe’’ en ‘’qui en langue d’Oc signifie ‘’donner l’appartenance à la bourgeoisie’’. Au milieu de la rue au 1er étage d’une maison, on peut remarquer deux personnages armés et protégés par un écu.

     

    Rue du Chapeau Rouge (carrieira del capel roge)

     

                    Ce nom porté depuis 1807 viendrait d’une enseigne de chapelier. Au 16ième siècle, elle portait le nom de ‘’Rue allant de la Madeleine à la place de la fontaine’’. Au bas de la rue, une vieille demeure possède en fronton de porte des personnages sculptés grimaçants avec des rires diaboliques. Elle donne sur la place Pépézut.

     

    Rue du Quatre Septembre.

     

                     Ainsi nommée pour célébrer la proclamation de la 3ième République de 1870. Elle s’appelait en 1807 ‘’Rue de la Promenade’’, en 1830 ‘’ Rue Louis 16’’, en 1857 ‘’ Rue Impériale’’. Cette rue se terminait par une porte percée dans les remparts (la Porte de la Promenade). Porte qui permettait l’accès des piétons uniquement  C’était une voie romaine qui traversait la ville (le décumanum) et qui était parallèle à la Voie Domitienne qui longeait la ville au sud.

     

                      La Rue du 4 septembre a regroupé un grand nombre d’artisans – cordonniers, savetiers- pâtissiers, boulangers car ils étaient plus proche du Marché ainsi que d’intéressants hôtels particuliers (Hôtels Graulle, Dulac, St Victor, Maison des Vins….etc.

     

    Rue des Anciens Combattants (Carrièra de la Vaca).

     

                       Aux 17 et 18ième siècles, elle s’appelait’’ Rue de la Vache’’ en raison d’une applique en terre cuite qui représente encore de nos jours une vache allaitant son veau. Cette applique se trouve à l’extrémité de la rue où préfigurent tous les métiers de la viande implantés au 15ième siècle.

     

                        Après s’être appelée ‘’Rue de la Mairie’’ en 1868, elle prit son nom actuel.

     

    Rue de la Rôtisserie (Carrièira Dels Rostisseires).

     

                        Sa dénomination remonte au Moyen Age. Elle s’appelait ‘’Rue des Rôtisseurs’’ car elle regroupait le marché de la viande, aux poissons et aux légumes. Elle regroupait rôtisseurs, cuisiniers et traiteurs.

     

    Place des Trois Six ( Plan de las Erbetas ou dé los erbos).

     

                         A cet emplacement se trouvait le forum à l’époque romaine puisque les têtes impériales de la famille d’Auguste ont été trouvées au N° 3 de la Rue P.Riquet. Cette place, au Moyen Age était le cœur de la ville. C’était le marché aux fruits et aux légumes d’où son nom ‘’Place aux Herbes’’, puis se fut le marché le plus important des vins et eaux de vie.

     

                         L’expression ‘’Trois six’’ date de la fin du 18ième siècle et sert à désigner un alcool dont le degré frôle les 90° : 3 mesures d’alcool plus 3 mesures d’eau permettent d’obtenir 6 mesures d’un alcool de force moyenne qui rend ce mélange consommable.

     

                         Bien d’autres rues méritent que l’on s’attarde sur leur nom et leur histoire, telles la Rue de la Malpagua( la Mauvaise paye), celle qui conduisait tout droit à la prison et celle des Notaires.

     

                        Allez donc visiter les vieux quartiers de Béziers, vous en reviendrez enchantés.

     

    Extraits condensés de documents pédagogiques distribués par la Médiathèque.

     

    Les Allées Paul-Riquet.

     

                        C'est en 1771 que débute l'aménagement de la promenade allant de la Porte des Carmes à la Citadelle. Il a été procédé à la destruction de beaucoup d'immeubles pour faire l'alignement. Le sol qui était bosselé a été aplani. Cette promenade a porté le nom de "Passejade", puis en 1857 le nom de "Promenade du Théâtre", puis "Allées Paul Riquet" en 1868.  Les Allées se terminaient à la hauteur de la statue de Paul Riquet. La ville de Béziers entreprit alors la destruction de la partie basse pour rejoindre le "Fer à Cheval" et le "Puech" qui deviendront le Plateau des poètes. Ce n'est qu'en 1853 que les Allées occuperont l'espace actuel.

    Une particularité située au 53 des Allées Paul-Riquet. L'immeuble a servi de Bureau pour la Société des Wagons Foudres dont l'activité était le transport des vins  ligne de Saint Chinian. Le matériel était entretenu par un passage au dépotoir situé en hauteur, au niveau du pont Noir en direction du centre ville. Ces locaux ont été ensuite utilisés par "La Littorale" - nom bien connu des viticulteurs car ce fabricant produisait des produits chimiques pour la viticulture. De nos jours, c'est le laboratoire Nougaret qui y est installé.

     

    La Rue d'Alsace

     

                       C'est au n°6 où est né Jean Moulin, Président du Conseil national de la Résistance. Dans cette rue de nombreux cafés existent toujours. Ils ne désemplissaient pas avec la Caserne Duguesclin, les jeux de boules et le vendredi par le marché aux bestiaux lorsqu'ils descendaient de son socle Paul Riquet pour le faire pisser.

     

    La Place de la République.

     

                        Point de rencontre des Allées P.Riquet, des avenues du 22 août 1944, Georges Clémenceau et de la République. La Place de la République appelée ainsi après la Première Guerre mondiale portait précédemment le nom de "Place des Carmes" en raison d'un couvent qui se trouvait à proximité. Au n° 2 naquit le célèbre sculpteur Jean Magrou.

     

    La Place de la Citadelle.

     

                        Lieu historique de la ville. Elle fut l'axe essentiel de la Voie Domitienne. Jusqu'en 1876, elle fut couverte d'une halle qui servit de marché à bestiaux. En 1875, elle s'agrémenta d'une fontaine ainsi qu'un kiosque à musique d'où l'on pouvait écouter l'orphéon biterrois et des orateurs lors des grandes manifestations politiques et revendicatives.

     

    La Place d'Espagne.

     

                         Ainsi appelée car de cet endroit partait la route de Narbonne. En 1918, elle prit le nom de ''Place des Alliés'' en hommage aux armées étrangères  ayant combattu lors de la Guerre de 1914/1918. Il s'y trouvait le bureau de l'octroi, crée en 1850 chargé de percevoir les droits d'entrée sur les alcools et autres marchandises. A Béziers, il y avait en 1865 dix bureaux d'octroi qui lui rapportaient les trois- quarts de ses ressources.

     

    La Rue du Mouton.

     

                          Elle permet l'accès par l'avenue Alphonse-Mas à la Place de la Citadelle. En raison de sa forte pente et de ses longues marches on l'avait surnommée " Boumboquioul" (bombe cul). En 1938, après s'être appelée rue Bonnet elle est devenue Rue du Mouton en raison de l'existence d'une triperie.

     

    L'Avenue Saint Saëns.

     

                          Tracé relatif à la Voie Domitienne , voie romaine pavée qui entrait dans Baetéré(Béziers). Une chapelle existait sur la gauche de l'avenue en descendant vers les Allées. Cette chapelle de Mme de Villeneuve, surmontée d'une croix, fut désaffectée suite à un crime qui y fut commis. La démolition permit l'ouverture du Boulevard de Genève baptisé ainsi en raison de la proximité du vice-consulat de Suisse ( château Bühler).

     

                    Il faut bien s'arrêter mais beaucoup d'autres rues ont d'aussi belles histoires.

     

                    Il faut aller faire les visites qu'organisent l'Office du Tourisme et le Musée du Biterrois à Saint Jacques de Béziers. On apprend beaucoup et c'est passionnant.

     

    JC d'Oc 01/2013 

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 2 Octobre 2017 à 11:48

    I'd be trampled if all sites gave articles like these awesome articles.

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