• Rue des Balances – la Gare – le Théâtre

     

     

        
     Alors ! Raconte ! N° 48-  Béziers 7

     

    Rue des Balances – la Gare – le Théâtre.

     

                      Du Second Empire à la République.

     

                         1873 – Napoléon III – Trois petits tours et puis s’en va ! A Béziers, on est républicain. Bien qu’il n’y ait pas eu la Commune de Béziers, on soutient de celle de Paris. Le maire en place Ernest Perréal est devenu un yoyo politique. Il sera détrôné 5 fois et chaque fois, il remontera sur son siège. L’homme est de gauche mais il est honnête mais cela n’arrête pas les combats politiques. On se bat verbalement mais on avance. Tout  Béziers reçoit un élan de jeunesse. On détruit les vieilles maisons, on dessine des rues bien droites. On construit des quartiers neufs. L’arrivée du chemin de fer accélère cette expansion. C’est par la gare où arrivent désormais les voyageurs. Le théâtre, inauguré en 1844 est bien entretenu. La ville est entièrement transformée et deviendra une des plus belles du Sud de la France. Le long de l’Avenue de la gare, les anciennes tonnelleries (fabriques de tonneaux) sont détruites et remplacées par des beaux hôtels et des maisons d’habitation. En 1861, la municipalité fait aménager le Plateau des Poètes par l’architecte Eugène Bühler. Le jardin sera clôturé en 1872. La fontaine du Titan d’Injalbert ne sera inaugurée qu’en 1893. Sur la place St Félix se dressait une colonne impériale de 15 m de haut coiffée d’une vierge. A cet emplacement seront construites les Halles en 1881. Dans toutes les rues qui convergent vers les Allées, on se retrouve, on manifeste, on se donne en spectacle, on traite ses affaires et surtout on se donne du plaisir. ‘’Tagada Boum ! Boum !’’ dans la Rue Victor Hugo (voir FRN°31 – La prostitution à Béziers au 19ème siècle).

     

                     C’est l’eldorado du vin. Les fortunes sont vite acquises. Aux limites de la ville se construisent les ‘’châteaux pinards’’. Ces demeures campagnardes au style d’une certaine bourgeoisie sont aussi appelées ‘’ des folies ‘’ signe qui témoigne de l’essor des activités viticoles L’expansion de la ville allant, certains de ces châteaux se sont retrouvés coincés par l’urbanisation notamment avenues Saint-Saëns Wilson ou boulevard de Genève. A ce propos, l’origine du nom ‘’ boulevard’’ provient du temps où le Baron Haussmann faisait les grands travaux d’urbanisme à Paris. Le long des grandes artères des arbres taillés en boules procuraient de l’ombre aux promeneurs. Très vite ces voies de boules vertes ont pris le nom de boulevards.

     

                       Mais revenons à cet eldorado biterrois !

     

                      On trouve partout le ‘’velours de l’estomac’’, dans la musette  du casse-croûte, dans la ‘’saquette’’ de l’ouvrier agricole et surtout dans les ‘’assommoirs’’ décrits par Zola. Les maladies de l’oïdium et du mildiou trouvent rapidement remède par le soufrage et le sulfatage des ceps. Béziers en tire avantage en produisant le remède soufre et cuivre. Durant cent ans la ville s’enrichira par le commerce de la viticulture. Les usines de charrues vigneronnes (Vernette), de charpentes métalliques (Gaillard) et des wagons foudres feront la richesse du biterrois.

     

                       Malheureusement, le phylloxéra arrive dans le Gard qui perdra en 6 ans tout son vignoble (1873-1878). Cet insecte microscopique qui s’en prend aux racines sera anéanti par inondation des vignes, dans l’Hérault, en attendant de trouver des pieds- mères capables de résister à cette maladie. Plus tard, on plantera américain et on greffera français. Mais en attendant, le biterrois plante dans les zones maritimes inondables et produit 3 fois plus de vin que le montpelliérain. En 1900, sur 20 millions d’hl de vin produit dans le Midi, 6 millions seront produits à Béziers.  De plus, les vins forts en degrés arrivent d’Algérie et  à Sète on coupe ces vins avec nos faibles degrés. Le long du canal et de la voie ferrée, ce ne sont qu’entrepôts  où se forment sur des embranchements de particuliers des trains entiers de wagons-foudres.

     

                 Cette embellie nous réserve-t-elle des surprises ?

     


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