• Végétation des Orpellières et de Valras

     

     

     

     

     

        
     Alors ! Raconte ! N° 97

     

                                Végétation des Orpellières et de Valras

     

    Sur les dunes, les plantes résistantes à la chaleur et à la forte salinité.

     

        - l'oyat , le chiendent qui se fixe  et crée des dunes , la camomille des dunes appelée marguerite des plages qui donne au printemps de jolies fleurs jaunes , de petits champignons - le coprin des sables au chapeau convexe et gris et à la chair coriace.

     

        - quelques graminées vivaces: caquilier, giroflée des dunes, liseron soldanelle, anthémis maritimes,  lis ou pancrace des sables, immortelle stoechas, euphorbe des dunes, luzerne marine qui pousse en touffes, le panicaut maritime ou le panais porte épines.

     

         Dans la sansouire pousse la saladelle appelée fleur des gardians en Camargue avec ses fleurs violettes en bouquets, la salicorne qui pousse en touffes avec ses tiges ligneuses. La sansouire, appelée lagune en Camargue, cet espace situé derrière les dunes, tantôt sablonneuse, tantôt humide, est l'école de la vie. Certaines plantes nourrissent, d'autres guérissent On utilisait la salicorne pour combattre le scorbut ou les ganglions mais aussi pour les problèmes rénaux. Elle était aussi consommée en potage ou en omelette d’où le nom de haricots de mer. On la cueille en mai juin et on la cuisine comme l'épinard.  Il pousse aussi la salicorne appelée ''herbe au verre'' feuilles que l'on vendait aux verriers et aux fabricants de savon . Près de Vendres un lieu dit '' La Salicornière'' témoigne l'importance de son passé de producteur d'herbes au verre.

     

         - Il faut ajouter deux arbres : l'olivier de Bohème et le tamaris qui résistent aux embruns salés et au vent. Le tamaris appelé aussi ''tamarin par les gens d'ici'' a un feuillage très fin et de jolis rameaux mauves ou blancs tirant sur le gris. Cet arbuste supporte très mal la taille mais il supporte bien les embruns salés et le vent.

     

            Sur les dunes, l'eau de pluie peut former par infiltration des lentilles d'eau qui flottent en petite profondeur sur des nappes d'eau salée. Les eaux ne se mélangent pas car l'eau salée est plus lourde que l'eau de pluie. On trouve dans ces creux des joncs, des scirpes et des choins.

     

          - En milieu humide: le jonc aigu et le roseau poussent sur les bords de l'Orb. Autrefois ils étaient très recherchés pour confectionner les paillottes et les litières des chevaux. Maintenant, ils sont tressés pour faire des canisses pour se protéger du vent.

     

    Les moustiques.

     

     Aedes detritus et Aedes caspuis les + fréquents. Ils peuvent venir des zones marécageuses portés par le vent. Migrations à + des 20 Km - insectes de 3 à 5 mm - courtes ailes et longues pattes grêles - antennes et trompe pour aspirer le sang. Seule la femelle pique pour la maturation des œufs tandis que le mâle se nourrit du nectar des fleurs. Seules défenses on plaçait des portes mouches puis on pétrolait les eaux stagnantes. Maintenant, c'est la démoustification chimique depuis 1960 par l'IED Méditerranée qui a une base à Sauvian - produits biologiques. En zone humide il ne faut pas oublier ces petits moucherons qui viennent en essaim goûter le soir votre pastis.

     

    Les arbres à Valras.

     

               Le sol étant trop salé, peu d'arbres poussent  (Val ras = la vallée tondue = la vallée chauve). En 1950 on planta lors de construction du front de mer des mûriers platanes que l'on préserva pendant plus de 20 ans. Il n'en reste que quelques uns bien rachitiques au début du boulevard Jean Moulin. Il faut les asperger d'eau douce lors des fortes tempêtes pour les dessaler. Par contre leurs branches tournées vers la mer sont trois fois moins vigoureuses que celles tournées vers le Nord  Par contre à l'intérieur de la ville, ils sont plus vigoureux. La rue des Mûriers a été plantée de ces arbres avant la guerre. On a choisi Valras face à la mer, c'est un choix donc peu d'ombre!  En centre ville, les palmiers, les pins parasols, les figuiers. Réussite , les pittosporums, les fusains, les troènes, les lauriers roses, les liserons et la vigne vierge.

     

               Cette sansouire de 144 hectares des Orpellières  ainsi que les sites de Est et Sud de Béziers de 6102 hectares abritent de nombreuses espèces d'oiseaux protégées (outardes canepetière, milan noir, rollier d'Europe bleu orange, bruant et le blanc circaète jean). La Grande Maïre de 416 hectares, la Mare du plateau de Vendres de 18 hectares, toute cette côte sableuse de 8634 ha a été classée ''Natura 2000'' pour préserver et conserver le patrimoine en avril 1979.

     

               Les fleurs, pas de problèmes lorsqu'elles poussent en pot - pétunias, géraniums, verveines, zinnias et lantanas.

     

                La zone sableuse de Valras - Vendres - St Pierre la Mer devrait être incluse dans le Parc Naturel de l'Aude allant de Gruissan à la Clape, Cela donnerait plus de valeur à cet espace naturel et effacerait cette image que les touristes emportent en voyant une belle station balnéaire inondée de soleil sans arbre qui ne se distingue en rien des autres du littoral languedocien. Enfin, il n'y a que le ciel, le soleil et la mer chante François Deguelt. Il a donc oublié la flore et la faune.

     

               Où est donc le temps où les Sérignanais allaient ramasser les coques à foison sur la plage, où les scarabées verts- bleus roulaient leurs boulettes, où les coccinelles qui, par vent d'ouest envahissaient la plage et venaient piquer nos chers naturistes sur les parties les plus charnues de leur anatomie? 

     

    JC d'Oc  02/2012

     


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