• Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.

     

    Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.

    Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     Alors! Raconte! N° 164

     

                               Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.

     

               Vendres, ce petit village niché sur un promontoire qui domine l'étang marie légende et histoire sur ses berges. C'est une invitation au voyage dans les temps anciens. A 600m  du village des ruines mystérieuses attirent sans cesse des visiteurs avides de connaitre l' historicité du Biterrois cette terre porteuse de l'empreinte de Rome. Les vestiges d'une "villaé" romaine découverte au 17ème siècle émergent près de l'eau de l'étang. Cette villa du Haut Empire romain a été construite sur un monticule qui a été arasé pour y installer des thermes au bord de l'étang.

     Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.           Dès 1620 des découvreurs repèrent des murs bien alignés qui étaient bien plus importants que ceux que nous sommes allés voir. Ils attestent le caractère thermal du lieu. Deux fours chauffaient l'air qui arrivait dans trois grandes pièces par les interstices du plancher. Ainsi les valeureux romains pouvaient apprécier les différentes températures des pièces selon qu'ils s'éloignaient de la chambre de chauffe. L'étuve (caldarium) assurait une température élevée, puis la pièce tiède (tépidarium) une douceur plus acceptable puis enfin la pièce froide (frigidarium) permettait d'apprécier le bienfait des bains froids. Ce principe de construction se retrouve dans la cité de Pompéi près de Naples.

    Vendres, son temple de Vénus et son aqueduc antique.      Lors des premières fouilles en 1621, un buste a été retrouvé et attribué bien plus tard à Eros, dieu de l'amour, par Dominique de Bonsi. Un pas de plus pour que Félix Mouret  suggère l'idée que ce bâti pouvait représenter à l'origine un temple dédié à la déesse Vénus. Mais il faut savoir que notre Méditerranée arrivait  au 1er siècle au pied de ces pierres. Vendres était un port ouvert vers la Mare Nostrum et  les marins après leurs longs périples en mer venaient idolâtrer notre déesse de l'amour, des récoltes, des jardins, de la séduction et de la beauté ainsi que  du plaisir des bains chauds.  Après avoir rempli leurs cales de provisions, ils consultaient les oracles et ce temple était devenu ainsi un lieu divin.

                 L'origine du nom de la commune de Vendres d'après des écrits très anciens proviendrait de VENERIS (fin du 10e siècle, puis elle fut appelée VENRES au 12è siècle puis elle prit son nom actuel au 16è siècle. Si son temple de Vénus est son élément incontournable dans la visite, il est aussi agréable de visiter son église gothique et son aqueduc romain qui font partie de son patrimoine historique. Mais ces marqueurs historiques ont été en partie détruits et de cette parure romaine, il ne reste qu'une petite trace.

                 L'aqueduc a été vraisemblablement édifié à l'époque gallo-romaine. Il conduisait les eaux de la source du Théron située sur le flanc Est du Crès à la ville antique. Au titre de la corvée qui existait en 1725 les habitants de Vendres, sous la conduite de l'ingénieur Monsieur de Clapiès, réaménagèrent le conduit souterrain et jusqu'en 1864, les eaux alimentèrent les fontaines du village. Cet ancien aqueduc dont la voute centrale est haute de plus d'un mètre permettait le passage d'un homme chargé de son entretien et de son nettoyage. Profond de 4 à 6 mètres, il possède dix sept regards qui permettent l'accès tout le long du parcours. Ces grands puits rectangulaires mesurent près de deux mètres de côté sur cinq à six mètres de profondeur et sont recouverts de blocs de pierres taillés. Un de ces regards est encore visible 30 m plus haut dans le chemin piétonnier de la rue du Canigou et se penchant bien on peut encore apercevoir sur un petit muret le conduit réalisé en tuiles canal où l'eau s'écoulait. Une grille en fer en interdit l'accès.

    Depuis 2006, les sites archéologiques sont la propriété du Conservatoire du littoral. Le site a été réaménagé avec un circuit de randonnée accessible à tous.  Bonne petite visite en famille.

    JC d'Oc  02/2015

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 10 Octobre à 11:45

    En octobre 1997, j'ai pu suivre intérieur et extérieur cet ouvrage hydraulique (photos).

    2
    Mercredi 10 Octobre à 11:46

    en octobre 1997, j'ai pu suivre cet ouvrage hydraulique extérieur et intérieur (photos)

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