•  

               
     

    Instructif et amusant

     

    Instructif et amusant

     

    Instructif et amusant

     


     

    Alors! Raconte! N° 193

             Saviez vous que ...

                     ..... ou attendez vous à savoir comme disait en 1965....

                                    sur Radio Luxembourg   Geneviève Tabouis.

     

    Dans le désert de Tabernas en Andalousie, les Romains ont construit des citernes pour se ravitailler en eau.   Ces citernes sont appelées Tabernas - mot origine du nom Tabernacle.

    Origine du mot cloche. Le chantre de la cathédrale de Paris racolait les  " clochards" qui se trouvaient aux alentours du parvis pour sonner les cloches de ND.

    Le signe @ est une abréviation crée par les moines copistes et daterait du 6ieme siècle.

    1660 muriers qui servaient à l'élevage du ver à soie à St Chinian poussaient sur les bords de l'Orb.

    Il n'en reste que 3 de nos jours.

    Regardons les toits des maisons de nos villages. 3 rangées de génoises  = gens très riches. A la fin du 19ième siècle peu de maisons avaient des goulettes génoises, tuiles superposées servant à rejeter l'eau de pluie le plus loin possible dans la rue. Elles permettaient de ne point mouiller les murs. Le village de Joncel en est l'exemple.

    En 1793, Agde reçut le surnom de " Perle noire de la Méditerranée"  cause sol  volcanique.

    Regardons les rues de nos centre-villes :  Au pied des murs au coin des rues on trouvait des chasse-roues appelés " Butarodas" . Ces bornes de protection appelées aussi "parets" protégeaient les angles des maisons et en même temps les moyeux des roues des charrettes.

    Les croix érigées dans les carrefours des voies principales, des sommets, des cols, servaient de repères, de guide et de protection. Près des sources ou des fontaines, elles sont des signes de sanctification des lieux de vie.  Après l'an 1000,elles limitaient les sauvetés religieuses des terres cultivées par la paysannerie.

    En 1789, lorsque la fureur révolutionnaire s'attaque à l'église, les révolutionnaires vinrent dans les villages pour abattre les croix des carrefours qui étaient en ce temps là en bois. Personne ne voulut prêter une hache. Ils firent appel aux sorciers qui pour jeter leur sort se servaient des formules contenues dans un ouvrage diabolique " Le Petit Albert".

    Les dolmens sont des sépultures collectives. Une chambre souvent rectangulaire ou trapézoïdale, toujours fermée à l'ouest et ouverte à l'est. Dans le Languedoc, on les appelle " pèiras plantadas, pèiras levadas ou sibornières ".

    Les capitelles sont victimes d'un faux sommeil et sont de véritables temples et trophées.

    Le Canigou est appelé  " mont Fugi" par les catalans

    Les mouches auraient sauvé Gérone des envahisseurs ( blague de Dali)

    Lors de la fête à Dali à Perpignan ( le centre du monde) Au lieu de fleurs, les Perpignanais déposent un chou fleur devant la gare le 27 août depuis 1965.

    Tombe de Paul Valery à Sète. Le concierge agacé par le nombre de touristes qui demandaient la tombe de l'écrivain dressa son chien. Au mot" Valery", le chien guidait les touristes vers la tombe.

    Les murs de la cité d'Aigues Morte ( 300m) sont  sur pilotis. Il a fallu 150.000 troncs d'arbres.

    L'histoire des cyprès dans le Gard - Les protestants n'avaient pas le droit d'enterrer leurs morts dans les cimetières catholiques. Les cimetières protestants étaient signalés par un cyprès à l'entrée.

    Chagall  parlant des cathédrales " Ce sont des lanternes du Bon Dieu".

    Le monastère de St Michel de Coucha (Pyrénées Orientales)   aux murs

    imprégnés de prières fut délesté de ses colonnes comme l'abbaye de Gélonne à St Guilhem.

    Léonard de Vinci 1478  homosexuel reconnu par les notables de Vérone fut dénoncé et écopa 2 ans d'exil et vint au Clot Lucé. Il était gaucher. Il écrivait de droite vers la gauche et fit de nombreuses inventions. Dessinateur il fit l'Homme de Vitrude qui représente les proportions humaines. Les Médicis ne lui commanderont jamais de tableaux.

    Peyrac de Mer - l'étang du Doul ( passage planchéié) - l'eau est réputée pour être plus salée que celle de la Mer Morte. On se jette à l'eau , on flotte.

    Les moines copistes reproduisaient les écrits dans le scriptorium qui était non chauffé de peur des incendies.

    Pourquoi trouve-t-on encore dans le centre des vieux villages de nombreux balcons ou bretèches aux maisons ?  Au Moyen Age les maisons étaient imposées sur leur surface  au sol .

    En Aveyron sur beaucoup de portes de grosses fleurs appelées cardabelles ou cardines sont un signe d'accueil. Elles invitaient les pèlerins à franchir la porte de la maison où ils pouvaient se restaurer. Ces fleurs sont protégées. Bien ouvertes, elles assurent le beau temps. Beaucoup de portes sont ainsi décorées dans le village médiéval de Ste Eulalie de Cernon

    Les rues en calade - Les ruelles abruptes sont empierrées. Dans la partie centrale coule l'eau. Les pavés sont disposés dans le sens de la largeur de la rue. Ils améliorent la marche et sont des freins. Ils permettent de caler la roue des brouettes.

    Autrefois, les morts étaient enterrés autour de l'église pour être plus proche de Dieu.

    Et combien d'autres ! Il suffit de les noter lorsqu'on les entend.

    JC doc 05/2018

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

           
       
     


     

      Alors! Raconte! N° 192

                                  Cauduro

     

           Encore un village, un hameau, une maison, mais jamais la même. Beaucoup se ressemblent mais ce qui nous interpelle c'est la vie d'autrefois des paysans. Dans les Hauts Cantons de la Montagne Noire, au milieu d'une nature verte et sauvage, dans une mer de châtaigniers, le petit hameau de Cauduro, là haut perché sur un éperon rocheux domine la vallée de Saint Chinian. Un sac à dos, de bonnes chaussures, une paire de jumelles, un appareil photo et... deux heures de marche. Certes, ça monte, mais ça fait du bien d'éliminer les toxines. Une belle vue s'offre à nous, randonneurs, sur le bleu de la mer, le massif de la Clappe, le Mont Saint Loup de Agde et plus loin encore Sète. Notre randonnée de 12km partie de Bouldoux traverse une forêt de pins, de chênes verts, sans oublier l'or des garrigues, les ancestraux châtaigniers qui ont nourrit des générations. Après un arrêt aux "Roches blanches", notre guide dirigea nos pas vers le hameau de Caudurau. Là haut, tout est silence. Alors il faut s'asseoir à l'entrée du hameau, se rafraichir et contempler la nature. Regarder ce monde d'en bas qui parait si petit quand on regarde l'alignement des maisons, le cheminement des routes, les contours de la côte......Et puis, il y a l'immensité de la mer qui, par temps clair, porte notre regard au plus loin. Ce petit hameau d'une dizaine de maisons perché à 502m d'altitude est le terminus de la route mais aussi la porte du ciel.

            Au siècle dernier la ressource principale des "cauduriens" était la culture des châtaigniers. Les châtaignes étaient séchées dans un "sécador" (terme occitan). Petit local dans lequel les châtaignes étalées à l'étage étaient chauffées par un feu entretenu au rez-de-chaussée durant environ un mois. La chaleur et la fumée déshydratait le fruit, assurant une meilleur conservation et lui donnait un goût parfumé qui ravivait le farci des dindes de Noël. Décortiqués, les châtaignons, écrasés sous les meules du moulin, faisaient une farine qui, mélangée avec de la farine de seigle permettait de faire un pain très nourrissant. Le bois de châtaignier servait à faire des cercles de barrique, malheureusement l'usure étant trop rapide  le bois de chêne fut vite adopté. Les anciens, l'hiver occupaient leur temps à fabriquer des "païssels"(terme occitan qui désigne des piquets de vigne). Les tuteurs servaient à palisser les ceps de vigne.

            Que dire de plus, le nombre de maisons comme le nombre d'habitants a fortement diminué. Au XIX°, une centaine d'habitants se partageaient 15 maisons, il n'en reste plus qu'une douzaine, une chapelle avec son cimetière et le four à pain.

     

         Maintenant ce bout du monde recherché pour son calme et son air pur attire des touristes et les maisons sont devenues des gîtes. Le plus vieux au nom évocateur de " La Bergerie de la Plume" peut faire coucher 4 personnes. Bien sûr les oies ne veillent plus ce Capitole. Pas de taxis au coin de la rue, les bagages sont acheminés par des "carrioles à bras"

          Notre randonnée s'est poursuivie sur un sentier qui nous amena à la source de Malibert. Marchons vers notre Vernazobre qui prend sa source dans une végétation dense. De la résurgence de type vauclusienne une eau pure jaillit entre un amas de rochers éboulés dans un environnement de chênes et de hêtres. En s'approchant on perçoit le bruit de son écoulement sur les pierres  et son débit est déjà conséquent dès sa source. C'est une source généreuse, régulière qui fournit en partie l'eau à Saint Chinian et aux villages des alentours. Son eau qui coule dans le "béal de l'abbé" permet l'arrosage de beaucoup de jardins qui bordent son cours.

           De retour à Bouldoux, la cloche de l'église sonnait déjà l'angélus, il était temps de rentrer, heureux d'avoir passé un bel après-midi.

    JCdoc 05/2018

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

               
        Le trou du météore - Le cirque du Clot.    

     Le trou du météore - Le cirque du Clot.

       Le trou du météore - Le cirque du Clot.
     
     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           Alors! Raconte! N° 191

                                 Le trou du météore - Le cirque du Clot.

     

                 Il est un coin de terre qu' aucun de nous ne peut oublier . Il se trouve près de Cabrerolles, petit village mais combien agréable. Nous randonneurs nous ressentons plus qu'ailleurs les bienfaits de l'eau, du vent, des feuillages qui bruissent et des pierres qui roulent sous nos pas. Il y a dans ce petit coin de nature (presque vierge), une formation géologique unique au monde appelée le trou du météore. Cette particularité géologique, circulaire de 250m de diamètre en haut du cirque, de 50m de profondeur et d'un diamètre   de 100 mètres  presque parfait au fond aurait été façonnée  à l'époque du Dévonien  mais beaucoup de  gens bien-pensants essaient en extrapolant différentes hypothèses de définir l'origine de cette énigme. Est ce une vallée effondrée résultant de la décomposition du gypse ou la foudre céleste d'une météorite qui aurait percuté le haut de notre département? En attendant le fait est là, c'est un lieu exceptionnel dans notre département de l' Hérault.

            D'autres images des entrailles de la terre existent; on trouve bien ailleurs le trou bleu aux Bahamas et les cenotes au Mexique. La légende perdure et du bord de ce trou étrange où poussent les chênes verts notre vue plonge vers le bas où le Domaine du météore cultive une vigne. Du haut du belvédère nous admirons ce chaudron minéral. Ici, entre mer et Cévennes, la création de notre trou est éblouissante. Les questions sur l'existence se posent. Les géologues ont recherché dans les roches l'origine de cet univers modifié maintes fois par les cataclysmes et les séismes, prodigue en incroyables surprises. faire parler les roches qui ont sculpté  les parois .Les traces de quartz et de calcaire ont été relevées. Le schiste, minéral acide, domine en ces roches qui ont pour origine  des dépôts sédimentaires dans les lacs, des lagunes et des mers. Avant sa métamorphose en roche, le schiste se composait essentiellement d'argile provenant de la décomposition de roches éruptives. Il n'y a qu'un pas pour imaginer que ce trou aurait été un antique cône volcanique effondré lorsque les éruptions il y a 6 millions d'années, éruptions qui firent l'actuelle chaine volcanique de Clermont-Ferrand au Cap d'Agde. Ce fut un grand chambardement. 

             Au Miocène, toute la région s'est soulevée,  la chaîne hercynienne a fait disparaître la mer ( environ 300Ma) puis lors de la poussée des Pyrénées et de la Provence (65 à 34Ma) mais aussi soulever, déformer et transformer les terrains précédemment déposés. Ici, sur le versant sud de la Montagne Noire, les mouvements ont été particulièrement spectaculaires. Les éruptions purent être explosives et donner des jets de gaz qui pouvaient monter jusqu'à 500 mètres de hauteur, Les roches ont été déplacées sur des dizaines de km vers le sud-est et déposées en grandes nappes de plis couchés. Des bulles éruptives ont pu laisser la trace de ce trou du météore. Depuis, l’érosion a fait son œuvre, les cônes volcaniques ont disparu, seuls dans le paysage,  subsistent quelques dômes arrondis, dans les ruffes, elle a dégagé les anciennes cheminées (neck), les filons basaltiques (dykes du Salagou), tandis que les coulées coiffent maintenant les plateaux tout autour du Mont Liausson. (géologie du Languedoc - Haroun Tazieff)

             Une  situation identique se retrouve à Meyrueis en plus petite échelle près des gorges  de la Jonte.

                      Enfin, météorite, effondrement, cratère ? That is the question !

                  La vérité sort du goulot de la bouteille de cet excellent vin du Domaine du Météore. Les cuvées portent des noms d'étoiles filantes - Orionides, Perséides, Léonides et combien d'autres.

    JCdoc 03/2018

     

     

     


    votre commentaire
  •  

                                 

     Les animaux totémiques du Biterrois

       

     

    Alors ! Raconte! N° 190

     

                       Les animaux totémiques du Biterrois.

     

           Les coutumes issues du Moyen âge durent et donnent la vie aux animaux totémiques appelés " Bêtes de toiles, animaux juponnés ou encore dragons".

            Ce patrimoine immatériel que les villageois possèdent est toujours là et il permet de retrouver les croyances anciennes qui remontent   au Moyen Age.

          Ces croyances très anciennes dans nos villages de l'Hérault sont parfois retrouvées dans des situations parfois inattendues, le lapin de Cers, la cigale de Sérignan, le pou de Conas, le gros rat de Gabian, l'escargot de Maureilhan On en dénombre une bonne cinquantaine qui se baladent dès le mois d'avril pour l'âne jusqu'au mois de juillet dans les rues de nos villages.

     

                                      TtttttttttttttttttttttT

          

                                 

     Les animaux totémiques du Biterrois

                  

                                      Lou Camel de Béziès

     

               A Béziers, le plus célèbre est, sans équivoque, "lou camel" (le chameau) qui est en réalité un dromadaire sur lequel St Aphrodise est venu d'Egypte. Cet animal de toile est promené tous les 28 Avril dans les rues .  Le chameau fut brûlé à la Révolution puis détruit à deux reprises au XIXème siècle puis il réapparut en 1895 par la volonté des Biterrois.

           D'autres symboles sont relatés dans  des légendes locales et colportées par nos troubadours dont Matfre Ermengaud est le maître incontesté avec son œuvre écrite en 1288 "le  Breviari  d'amor" de 35600 vers en langue occitane.

          Les animaux totémiques sont faits de bois et de carton permettant aux jeunes gens, les costauds du village de s'amuser dès la fin de l'hiver. Ces totems ont presque tous des têtes mobiles qui permettent de claquer de la mâchoire pour faire peur.

                               OooooooooooooooooooooooooO

                           

                                         

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                          Le pélican de Puisserguier

     

                Le pélican de Puisserguier , ce légendaire oiseau  secourut le village avec les poissons qu'il attrapa en plongeant son bec de grande capacité dans l'étang du village pour mettre fin à la famine lors de la Croisade des Albigeois . Ce symbole protège et unifie la population depuis 2012. Il sort de sa réserve fin juillet.

                          TtttttttttttttttttttttttttttttT

     

                                  

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                          La pie d'Abelhan

         La pie d' Abeilhan  n'avait pas sa langue dans sa poche. Une jeune fille avait apprivoisé une pie qu'elle appelait Catarina. Elle  lui avait appris à dire quelques mots qu'elle répétait à qui bon voulait l'entendre.

         Le Biterrois était en ce temps là envahi par cette bande de croisés menée par  Amauri de Montfort. A la question " Qui est l'envoyé du pape? notre pie répondait : Es Amauri suivi d'un grognement, Es Amauri, grrr. Le légat du pape envoya un de ses hommes pour prendre en flagrant délit la jeune fille et sa pie bavarde. Dès l'arrivée dans le village des croisés, les gens prirent  peur et se réfugièrent dans l'église . Seule la pie  perchée sur la branche d'un arbre se mit à dire " Es Amauri, Es Amauri tort qué totil "( c'est Amauri ! C'est Amauri !  Il est aussi retors qu' imbécile". L'envoyé du légat essaya d'attraper Catarina qui légère voletait autour de lui en chantant cette phrase insultante. Suant et honteux, il jura qu'il ne reviendrait jamais plus dans ce village.

                              

     

                                            

     

     

     Les animaux totémiques du Biterrois                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

     

         

                                   

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                           Le poulain de Pézenas.

                            C’est l’âme de la ville. Un animal emblématique qui incarne l’esprit de la cité. La légende naît en 1701, lors de la visite du duc de Berry et du duc  de Bourgogne. Elle raconte qu’en 1226, le roi Louis VIII dit Le Lion, venu asservir le Languedoc, séjourna à Pézenas. Lors des fêtes données en son honneur, sa jument favorite tombe malade. A regret, il la confie aux consuls de la ville pour en prendre soin. A son retour de la guerre contre les Albigeois, le roi, très étonné, aperçoit auprès de sa jument "Lo Polin" qu’elle avait mis bas en son absence et que la ville lui présente, ornée de rubans et de feuillages. Pour conserver et perpétuer cet événement, sous l’injonction du roi, la ville fit construire un poulain en bois dont le destin serait de participer à toutes les fêtes publiques. La légende était née.

                              SsssssssssssssssS

     

                                                                                  Les animaux totémiques du Biterrois                                    

     

     

     

                           

     

     

     

     

                      le senibelet Les animaux totémiques du Biterrois

     

     

     

     

     

                                                                    L'âne de Gignac.

     

            Le mois de mai est le mois de l'âne qui neuf mois plus tard engendrera le carnaval. L'origine de cette fête au moment de l' Ascension a pour origine un culte païen, le culte de Vesta déesse de la terre vénérée dans un temple situé dans un bois proche de Gignac.  Les ânes couronnés de fleurs et de colliers sur lesquels étaient accrochés de petits pains ronds déambulaient dans le centre du village. Les petits pains étaient distribués aux pauvres. De nos jours le symbolisme a évolué avec de nouvelles croyances. La figure forte du senibelet, c'est le simulacre de la bataille que les gens de Gignac firent pour chasser les  prêtres et les idoles. La fête de l'âne , de nos jours représente la résistance que les gignacois firent face aux Sarrasins qui la nuit de l'Ascension en 719 étaient aux portes du village.

              L’âne Martin, en 719 qui somnolait au pied des remparts fut interpelé par le frottement des glaives des assaillants sur la pierre des murs de la cité. Il se mit à braire " hi! han!  hi han! "** de toutes ses forces pour alerter les gignacois qui sautèrent de leur lit pour défendre leur ville avec des racines d’un arbuste nommé le « garou » entreposées chez le boulanger, plus communément appelé en occitan « lo trintanel ». En patois de chez nous, la garouille est le chêne vert.

    ** il faut s'entrainer à répéter  ce tocsin !!

           Dans un premier temps, ils réussirent à repousser les assauts des sarrasins mais plus tard, dans la matinée, ils durent rendre les armes et s’enfuir par des galeries souterraines.

           Au-delà d’avoir sauvé le village, l’âne Martin a contribué à sauver ses habitants qui, suite à la mise à sac de la ville ont pu la rebâtir de leurs mains.

           De nos jours la maison de l'âne est le rendez-vous des animations. Les festéjaïres sont vêtus de blancs avec une ceinture rouge à la taille. Martin est recouvert d'une robe bleue, blanche et rouge, symbole républicain  et surmontée d'une tête en bois dont les mâchoires s'entrechoquent au rythme des cuivres de l'Harmonie de Gignac. Au départ des festivités, musique en tête, la parodie de l'âne est portée accrochée à la ceinture d'un festéjaïre jusqu'à l' oustal de l'ase. C'est le début de la procession. puis l'âne va vers la foule. Sa tête est articulée par le meneur.  Le char est portée en triomphe par les jeunes costauds qui le font danser. Devant l'église, le curé donne la bénédiction à l'âne mais il ne rentre pas dans l'office religieux. Sacrilège! 

           Ainsi, chaque jeudi de l’Ascension, depuis ce jour, les gignacois commémorent le « Senibelet », un simulacre de combat perpétuant la tradition et opposant un sarrasin à deux gignacois. Le sarrasin a un casque sur la tête et un sabre de bois à la main, il est protégé par un coussin sur ses épaules. Deux gignacois font office de soldats. Un frappe le coussin posé sur le dos du sarrasin  tandis que l'autre jette des racines de garrou. De vrais gladiateurs, les coups sont durs et les racines pleuvent.

            Pour terminer, L’âne Martin est ensuite porté en triomphe dans les rues de la ville. Et ni le curé, ni Louis XIII, ne purent empêcher les gignacois de rendre hommage à leur sauveur. L'âne républicain  perpétue ainsi la tradition et est devenu l'emblème de la ville.

            La fête se termine en chansons et les cuivres de l'Harmonie de Gignac résonnent très tard dans le village. Cette fête dure 5 jours à la grande joie des habitants. 

           C’est ainsi qu’à Gignac les mauvais élèves ne portent pas de bonnet d’âne.

    JCdoc 01/2018                                                  Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                        

     Les animaux totémiques du Biterrois

         Les animaux totémiques du Biterrois                 

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

                      

     Montblanc village languedocienMontblanc village languedocien

     

     

     

     

     

     

    Alors ! Raconte! N° 188

     

                                      Montblanc village languedocien

     

               A Montblanc on ne monte pas  bien haut de 8 et 68m au dessus de la mer et nos randonnées ne sont pas très difficiles. Il y a peu de légendes, la seule qui demeure s'incarne dans  un parfum d' eau de toilette "Montblanc légend", de stylos et de montres qui portent le nom de notre petit village.

     

                Montblanc n'est pas placé sur une montagne. Il est assis sur une ondulation de la colline qui descend vers la Thongue qui ne coule qu' à 150 m de son ancien lit. La naissance de Montblanc est estimée au 5ème siècle avant J.C.Son nom serait d'origine germanique mais il ne s'est d'ailleurs pas toujours appelé ainsi. Parmi ses patronymes à travers l'histoire, on citera le Monte blanco de 1178, le Montemblancum de 1210 ou le Monteblanco, castrum deMonte-albo de 1247.

     

                 Beaucoup de gens du Bas Languedoc ont visité le village de Montblanc où son centre médiéval entoure la superbe église gothique fortifiée de Sainte Eulalie (XIIe - fin XVe siècle) Le premier nom de cette église était "Eglise de la Tongue Ecclésia de Tongua" -1153) Cette église a été classée Monument historique en 1987. L' église a été construite pour servir de  lieu de défense et en même temps de lieu de prières. Peu d'églises dans le Languedoc ont un aspect militaire aussi marqué que l'église de Montblanc. Ses murs d'une largeur de deux mètres servaient de chemin de ronde. Un mirador placé sur le point le plus élevé du toit servait de guérite pour abriter le guetteur. L'église est orientée vers l' Orient afin que le soleil éclaire de ses rayons l'intérieur faisant allusion à la lumière céleste. Le clocher de forme rectangulaire haut de 37m comporte 3 étages. L'étage supérieur ne comporte qu'une seule cloche de 650kg.

     

              En 1867 on découvrit une borne milliaire romaine d'1m77 portant l'inscription "Tibère, César, Auguste, grand pontife, fils du divin Auguste a refait ce pont (ou cette voie) lors de sa 33ème année de sa puissance "             (environ 37 ans avant JC). Béziers en fit l'acquisition et la plaça au musée lapidaire de la ville.

     

               D'autres témoins dont le four banal du 12ème siècle et son pétrin, la maison consulaire et la fontaine vieille du 17ème siècle et la tour du château du 16ème siècle témoignent le passé éloquent du village. En  septembre 2011, lors de la journée du patrimoine, le four et le pétrin furent utilisés pour cuire une nouvelle fournée. Superbes bâtiments qui méritent toute notre attention lors des visites.

     

                                                Un peu d'histoire

     

    -500 avant J.C, les Ibères fortifient leurs habitats sur les hauteurs et créent un oppidum. Ils commercialisent avec les Grecs leurs productions agricoles par cabotage vers Marseille. A leurs pieds, une rivière la Tongue assure l'approvisionnement en eau.                        

     

    - Bien après la puissance romaine supplante les phocéens. Domitius Ahennobarbus fonde Narbonne en - 118 et fait construire une route, la via domitia, qui passe à 2 km de Montblanc, voie qui relie directement la péninsule ibérique à Rome. La romanisation s'accélère et la Pax Romana va durer quelques siècles. Sur notre commune, deux ponts datent de cette époque et prouvent l'ingéniosité des Romains, l'un sur le Cami des roumious qui enjambe le ruisseau de Laval, l'autre à l'est du ruisseau de Saint-Michel où deux arches sont encore visibles.

     

    -C'est vers 250 après JC l'époque de l'évangélisation de notre région. Selon la légende, saint Aphrodise arrive d'Héliopolis en Egypte avec son chameau. Il fut le premier évêque de Béziers. L'empire romain n'acceptait pas la nouvelle religion chrétienne. Saint Aphrodise mourut martyr et fut décapité à Béziers. Légende de sa tête qui remonta du puits)

     

    Onzième siècle : L'église et  le château féodal .

     

    Les razzias des routiers ravagent notre région. En provenance de la mer d'abord car les sarrasins musulmans sont présents dans l'Espagne actuelle et écument les côtes de l'ouest de la Méditerranée. Sérignan en fut une victime. Sur le moindre monticule se construisent des fortifications pour se protéger de ces razzias et de cette mer d'où viennent la désolation et la mort. Mais aussi, les pillages et les violences proviennent aussi de l'est ou de l'ouest car chaque suzerain veut agrandir son domaine et entreprend des guerres de conquête.  Plusieurs églises et châteaux datent de cette époque.

     

           Notre village voit donc s'élever, vers 1050, le premier château féodal (la tour au dessus de la médiathèque en est un vestige) et l'église attenante (nef et abside) qui sont des forteresses à but religieux mais aussi à but militaire : en cas d'invasions, toute la population a un lieu de refuge où elle peut prier en sécurité et se défendre derrière des murs crénelés. 

     

     1209 - 1206/ 1226 : L'hérésie cathare

     

              A partir de 1100 - 1150, se développe dans notre région le catharisme. L'Eglise catholique va essayer de juguler cette hérésie par des missions de prédication. C'est ainsi que Bernard de Clairvaux (saint Bernard) prêche à Albi, Montblanc voit alors passer sous ses murs cette croisade venant d'Ile de France et menée par Simon de Montfort qui stationne le 21 juillet 1209 avant la prise de Béziers (27 juillet 1209).

     

     12 avril 1229 : L'annexion au domaine royal

     

                  Par le traité de Paris (ou de Meaux) du 12 avril 1229, Montblanc, devient domaine direct du roi de France Louis IX. Triomphe de l'orthodoxie catholique qui fut une conséquence importante pour Montblanc : la construction d'une énorme tour-clocher de 34 mètres de haut par les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.

     

     15 août 1533 : La visite de François Ier

     

                            En 1483, la seigneurie de Montblanc était aux mains de François Phébus, roi de Navarre, qui meurt à l'âge de seize ans. Sa sœur Catherine hérite de Montblanc et se marie avec Jean d'Albret. Ils eurent un fis, Henri qui épousa la sœur de François Ier, Marguerite d'Angoulême. Celle-ci cultiva avec grâce et élégance les arts et la littérature. Elle s'isolait dans ses propriétés et vint souvent à Montblanc. Elle abandonna le château féodal (le château-vieux) et fit construire un nouveau château, plus dans l'air du temps, à l'ouest de l'église (actuellement demeure privée).

     

             De passage à Montblanc François Ier, roi de France, la reine Eléonore d'Autriche sœur de Charles Quint  et toute sa cour le 14 août 1533 furent reçus dans ce château. Ils étaient accompagnés de leurs cinq enfants, le dauphin François, le duc d'Orléans Henri, le duc d'Angoulème futur duc d'Orléans après la mort de François, Madeleine future reine d'Ecosse et de Marguerite qui épousa Emmanuel Philibert, duc de Savoie. Le roi était venu rendre visite à sa sœur au retour d'un pèlerinage à l'église Saint Sernin de Toulouse. Venant de Béziers, il s'arrêta , dina chez sa soeur et partit dormir à Pézenas, puis se dirigea vers Marseille où il mariait son second fils Henry, duc d'Orléans avec la florentine Catherine de Médicis. Le pape Clément VII, oncle de la mariée célébra les épousailles. Comment ce petit village  a-t-il pu supporter une telle dépense qui devait être très importante? La foule de grands seigneurs suite du roi, durent se contenter des restes . Les honneurs royaux obligent à des fastes grandioses et procurent autant de dégâts qu' un déferlement de Vandales. Ces gaillards de l'époque devaient avoir un sacré coup de fourchette.

     

     1610 : Le creusement du canal et la construction de la Fontaine Vieille

     

    En 1610, les consuls qui étaient Gaspard Pastre et François Caussat   construisirent « un canal de fontaine » pour amener gravitairement l'eau captée d'une source qui coulait à trois cents mètres au sud des murs du village au plus près des murs de l'agglomération. Ce conduit souterrain existe toujours. Il canalise l'eau vers le bassin de réception qu'est la Fontaine vieille. Ce canal passe sous les maisons des quartiers sud-est du village et donne une eau toujours vive et fraiche, même en été. Cette nouvelle fontaine a été  réaménagée en 1666 - 1667 et fut à l'origine du premier quartier construit hors les murs car on était évidemment au plus près de la source (actuellement rue de la fontaine vieille, rue Victor Hugo, rue Nationale). Par la suite, on construisit, dans le prolongement de cette fontaine, un abreuvoir pour les troupeaux et chevaux, nombreux aux XVIIIème et XIXème siècles.

     

            De la même époque, date la construction du four banal qui remplaça un four plus ancien. Il a été  donné en régie à partir de 1618, abandonné en 1790, remis en fonction à partir du 27 février 1814 . 

     

    9 août 1629 : La peste à Montblanc

     

                Depuis 1348 la Grande Peste, cette épidémie fut souvent présente à Montblanc. En 1629, une forte poussée de cette maladie fit de nombreuses victimes.

     

    Du 7 mai 1794 au 13 juin 1795, l'affectation de l'église au culte de la Raison.

     

             La révolution apporte son lot de bouleversements (loi martiale, vente des biens du clergé, chasse aux suspects, réquisitions, misère...).Le 7 mai 1794 les révolutionnaires montblanais détruisirent les bénitiers, les fonts baptismaux, les autels des chapelles. Seuls furent conservés le maître-autel pour servir d'autel de la patrie et la chaire à prêcher pour servir de tribune aux harangues révolutionnaires. Le 18 juin 1794, tous les vases sacrés et objets du culte furent vendus à l'Hôtel des Monnaies. En fait, aucun culte païen ne fut tenu dans l'église qui rouvrit au culte catholique le 13 juin 1795.

     

            Le XIXe siècle voit le rétablissement du culte. La paroisse est reconstruite, les confréries sont de retour, l'église est réparée. et la ville salue le passage du pape Pie VII (4 février 1814).

     

    Il faut citer un grand homme d'église qui de 1851 à 1870, le curé Alexis Tailhades qui a mené une action exemplaire au sein de la paroisse. Une rue porte son nom.

     

     

     

            Passages belliqueux et migrations pacifiques alternent tout au long de l'histoire jusqu'à ces autoroutes qui aujourd'hui nous mettent en relation avec l'Europe entière. La panorama a changé, les routes serpentent dans une mosaïque de vignes bien ordonnées, de vrais jardins.

     

             C'est dans son patrimoine qu'est inscrite cette histoire de la province du Languedoc qui jalonne les grandes dates de l'histoire du village. C'est le passage obligé pour les amoureux d'histoire et des randonneurs curieux qui remontent les sentes bordées de vignes et d'amandiers centenaires. Mais savez vous reconnaitre un amandier qui donnent des amandes douces et celui qui donnent des amandes amères? Cet arbre a été importé en France en 1548. Les amandes amères sont plus petites, elle sont très toxiques car elle contiennent de l'acide cyanhydrique (du cyanure) - 20 amandes ingurgitées assurent la mort. Les amandes douces sont plus grosses avec une coque moins dure.

     

           Il faut aussi regarder les branches. Les branches lisses des amandiers donnent des amandes amères, les branches noueuses, nervurées donnent des amandes douces. Sur les vieux amandiers on peut trouver des branches nouvelles lisses et des branches noueuses donc sur le même arbre des amandes peuvent être amères et douces à la fois.

     

             Il faut aussi regarder lors de la floraison la couleur des fleurs. L' amandier amer a des feuilles fines, plus noires et vernissées. Ses fleurs sont blanches tandis que pour les fleurs de l'amandier doux les fleurs sont rosées.

     

           Que grand bien vous fasse !

     

    Merci Michel.M pour m'avoir offert ses connaissances.

     

     JCdoc 12/2017

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique