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    Vinassan et sa glacière

     

    Vinassan et sa glacière

     


     

    Alors! Raconte! N° 194

                                     Vinassan et sa glacière.

              Beaucoup d'hommes et de femmes sont curieux de leur passé, de celui de la région où ils habitent, qu'ils soient originaires où étrangers de l'extérieur. Ils ont choisi de vivre sur notre terre d'Oc mais on ne leur a jamais enseigné son histoire. Ils découvrent comme moi au fil des randonnées les témoignages du passé. C'est ainsi que....

        ....    lors de notre randonnée La Combe du Loup à Vinassan nous avons appris que dans ce village de l'Aude, au pied de la Clape, qu'un bâtiment datant du 17ème siècle permettait de conserver la glace. La France traversait une période très froide, une mini glaciation de 1550 à 1580. Les hivers étaient longs et très froids. De nombreux villages possédaient une ou plusieurs glacières. Béziers en utilisait une dans le faubourg et l'hôpital de Narbonne, pour assurer des soins thérapeutiques et en guise d'anesthésie, conservait la glace dans une glacière située dans la cour. Pradelles Cabardès construisit 32 puits. Le roi Louis XIV et sa cour raffolaient de sorbets et 13 glacières furent construites autour du château à Versailles.

             La glacière de Vinassan, toujours en restauration par les volontaires internationaux Concordia et actuellement par la Région Occitanie a une date de construction antérieure à 1673. Elle possédait trois portes dont deux sur le couloir d'accès en forme de L et une autre sous la voûte. Elles permettaient de diminuer la perte de froid lors des évacuations des blocs. (Merci Manu 'uo' uo plumedesmers.canalblog)

             Les "glaciers" récupéraient la neige et la tassaient dans une glacière ronde enterrée, puits en pierres de grès et de calcaire joints avec de l'argile. La glacière de ce village a un diamètre de 6m, une hauteur de 8m et contenait 100 tonnes de glace. Le sol est constitué d'un pavage de pierres posées sur une chape d'argile qui permettait à l'eau de moins s'infiltrer et de s'écouler sous des fagots par une rigole vers la porte. Le remplissage se faisait par une ouverture située sur le dôme de l'édifice.

             La création de ces glacières remonte au temps de Louis XIV où les Fermiers Généraux attribuaient aux plus offrant l'exploitation pour une durée de 10 ans. C'est ainsi qu' à partir de 1850 les agriculteurs, les petits industriels, les richissimes meuniers et les fortunés bourgeois se mettent à construire des glacières en maçonnerie sur des terrains en pente. Ce fut des opérations très rentables. Ils les remplissent en hiver dès le mois de décembre de glace récupérée dans les mares, les étangs, les bassins et les ruisseaux. La neige était aussi transportée à dos de mulets et par une noria de tombereaux qui empruntaient "la Route de la glace" qui descendait du Pic de Nore. 

             Les hommes tassaient la neige avec leurs sabots ou avec leurs grosses massues de frêne ( opération appelée le cavage). Pour finir, une couche de feuilles de hêtre ramassées en automne protégeait la glace de l’air jusqu'en mi-mai. La glace ainsi tassée pouvait rester 6 mois mais elle perdait du volume, environ 50 %. Il suffisait d’attendre les premières chaleurs pour confectionner des cylindres de glace de 40cm de diamètre et d’un mètre de longueur et de les descendre vers le pays bas (Minervois – Narbonnais – Carcassonnais). Ce travail se faisait principalement de nuit pour éviter les chaleurs. Chaque cylindre de glace retaillé au moyen d'une scie et d'un pic à glace était enveloppé dans de la toile tapissée de feuilles de hêtre puis chargé sur une charrette couverte d’une bâche. Chaque charrette pouvait transporter entre 60 et 80 balles. Les rouliers partaient de nuit vers la vallée de l’Aude et livraient soit à domicile les cafetiers, les bouchers, les traiteurs, soit ils envoyaient par d'autres rouliers des blocs de glace de plus de cinquante kilos vers Toulouse, Montauban et Bordeaux. On peut de nos jours découvrir au Pas de Montserrat de remarquables ornières de charrettes dans la roche calcaire. Une ancienne Voie romaine fut utilisée pour acheminer les pains de glace des glacières du Haut Audois vers la plaine. Cette Voie fut appelée la route de la glace en direction de Fleury et Cuxac. Mais il ne faut pas oublier le commerce local  où les cafetiers du village, les bouchers, les poissonniers, les limonadiers venaient s'y approvisionner pour conserver les aliments et pour déguster leurs sorbets aux fruits de la région. Cette industrie de la conservation de la glace prit fin vers la fin du XIXème siècle à cause du réchauffement climatique et de l'arrivée dans nos cuisines de réfrigérateurs et de congélateurs.

             Mes souvenirs, en février 1947, une neige très importante tomba sur la région. Les rues de mon  village natal furent bloquées par 80 cm de neige. Les hivers étaient plus rigoureux que ceux de nos jours et les vignerons priaient afin que le gel ne détruise leurs oliviers. La gelée de février 1956 laissa beaucoup de traces.

            Notre randonnée se dirigea vers les hauteurs de la Combe sans voir de loups où un défunt moulin fit contraste aux sphères futuristes des radars de la Clape.

            Le ciel s'assombrit et les premières gouttes de pluie commencèrent à tomber. Il fallut faire marcher les essuies - ...glace (sic) de nos voitures.  A bientôt.

    JCdoc 06/2018. 

     

     

     

     


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    Instructif et amusant

     

    Instructif et amusant

     

    Instructif et amusant

     


     

    Alors! Raconte! N° 193

             Saviez vous que ...

                     ..... ou attendez vous à savoir comme disait en 1965....

                                    sur Radio Luxembourg   Geneviève Tabouis.

     

    Dans le désert de Tabernas en Andalousie, les Romains ont construit des citernes pour se ravitailler en eau.   Ces citernes sont appelées Tabernas - mot origine du nom Tabernacle.

    Origine du mot cloche. Le chantre de la cathédrale de Paris racolait les  " clochards" qui se trouvaient aux alentours du parvis pour sonner les cloches de ND.

    Le signe @ est une abréviation crée par les moines copistes et daterait du 6ieme siècle.

    1660 muriers qui servaient à l'élevage du ver à soie à St Chinian poussaient sur les bords de l'Orb.

    Il n'en reste que 3 de nos jours.

    Regardons les toits des maisons de nos villages. 3 rangées de génoises  = gens très riches. A la fin du 19ième siècle peu de maisons avaient des goulettes génoises, tuiles superposées servant à rejeter l'eau de pluie le plus loin possible dans la rue. Elles permettaient de ne point mouiller les murs. Le village de Joncel en est l'exemple.

    En 1793, Agde reçut le surnom de " Perle noire de la Méditerranée"  cause sol  volcanique.

    Regardons les rues de nos centre-villes :  Au pied des murs au coin des rues on trouvait des chasse-roues appelés " Butarodas" . Ces bornes de protection appelées aussi "parets" protégeaient les angles des maisons et en même temps les moyeux des roues des charrettes.

    Les croix érigées dans les carrefours des voies principales, des sommets, des cols, servaient de repères, de guide et de protection. Près des sources ou des fontaines, elles sont des signes de sanctification des lieux de vie.  Après l'an 1000,elles limitaient les sauvetés religieuses des terres cultivées par la paysannerie.

    En 1789, lorsque la fureur révolutionnaire s'attaque à l'église, les révolutionnaires vinrent dans les villages pour abattre les croix des carrefours qui étaient en ce temps là en bois. Personne ne voulut prêter une hache. Ils firent appel aux sorciers qui pour jeter leur sort se servaient des formules contenues dans un ouvrage diabolique " Le Petit Albert". Le Grand Albert et le Petit Albert étaient des ouvrages de sorcellerie qui ont fait le bonheur ( ou le malheur) de générations de guérisseurs ou de sorciers dans de nombreuses régions de France. Tous les gens croyaient, disait-on, qu'il était impossible de détruire un livre de sorcellerie. Un Albert, jeté au feu ne brûlait pas, il sautait hors du brasier, explosait ou se transformait. Mais le Diable voulait parfois le reprendre, aussi fallait-il le garder sous clef.

    Les dolmens sont des sépultures collectives. Une chambre souvent rectangulaire ou trapézoïdale, toujours fermée à l'ouest et ouverte à l'est. Dans le Languedoc, on les appelle " pèiras plantadas, pèiras levadas ou sibornières ".

    Les capitelles sont victimes d'un faux sommeil et sont de véritables temples et trophées.

    Le Canigou est appelé  " mont Fugi" par les catalans

    Les mouches auraient sauvé Gérone des envahisseurs ( blague de Dali)

    Lors de la fête à Dali à Perpignan ( le centre du monde) Au lieu de fleurs, les Perpignanais déposent un chou fleur devant la gare le 27 août depuis 1965.

    Tombe de Paul Valery à Sète. Le concierge agacé par le nombre de touristes qui demandaient la tombe de l'écrivain dressa son chien. Au mot" Valery", le chien guidait les touristes vers la tombe.

    Les murs de la cité d'Aigues Morte ( 300m) sont  sur pilotis. Il a fallu 150.000 troncs d'arbres.

    L'histoire des cyprès dans le Gard - Les protestants n'avaient pas le droit d'enterrer leurs morts dans les cimetières catholiques. Les cimetières protestants étaient signalés par un cyprès à l'entrée.

    Chagall  parlant des cathédrales " Ce sont des lanternes du Bon Dieu".

    Le monastère de St Michel de Coucha (Pyrénées Orientales)   aux murs

    imprégnés de prières fut délesté de ses colonnes comme l'abbaye de Gélonne à St Guilhem.

    Léonard de Vinci 1478  homosexuel reconnu par les notables de Vérone fut dénoncé et écopa 2 ans d'exil et vint au Clot Lucé. Il était gaucher. Il écrivait de droite vers la gauche et fit de nombreuses inventions. Dessinateur il fit l'Homme de Vitrude qui représente les proportions humaines. Les Médicis ne lui commanderont jamais de tableaux.

    Peyrac de Mer - l'étang du Doul ( passage planchéié) - l'eau est réputée pour être plus salée que celle de la Mer Morte. On se jette à l'eau , on flotte.

    Les moines copistes reproduisaient les écrits dans le scriptorium qui était non chauffé de peur des incendies.

    Pourquoi trouve-t-on encore dans le centre des vieux villages de nombreux balcons ou bretèches aux maisons ?  Au Moyen Age les maisons étaient imposées sur leur surface  au sol .

    En Aveyron sur beaucoup de portes de grosses fleurs appelées cardabelles ou cardines sont un signe d'accueil. Elles invitaient les pèlerins à franchir la porte de la maison où ils pouvaient se restaurer. Ces fleurs sont protégées. Bien ouvertes, elles assurent le beau temps. Beaucoup de portes sont ainsi décorées dans le village médiéval de Ste Eulalie de Cernon

    Les rues en calade - Les ruelles abruptes sont empierrées. Dans la partie centrale coule l'eau. Les pavés sont disposés dans le sens de la largeur de la rue. Ils améliorent la marche et sont des freins. Ils permettent de caler la roue des brouettes.

    Autrefois, les morts étaient enterrés autour de l'église pour être plus proche de Dieu.

    Et combien d'autres ! Il suffit de les noter lorsqu'on les entend.

    JC doc 05/2018

     

     

     

     

     

     

     


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      Alors! Raconte! N° 192

                                  Cauduro

     

           Encore un village, un hameau, une maison, mais jamais la même. Beaucoup se ressemblent mais ce qui nous interpelle c'est la vie d'autrefois des paysans. Dans les Hauts Cantons de la Montagne Noire, au milieu d'une nature verte et sauvage, dans une mer de châtaigniers, le petit hameau de Cauduro, là haut perché sur un éperon rocheux domine la vallée de Saint Chinian. Un sac à dos, de bonnes chaussures, une paire de jumelles, un appareil photo et... deux heures de marche. Certes, ça monte, mais ça fait du bien d'éliminer les toxines. Une belle vue s'offre à nous, randonneurs, sur le bleu de la mer, le massif de la Clappe, le Mont Saint Loup de Agde et plus loin encore Sète. Notre randonnée de 12km partie de Bouldoux traverse une forêt de pins, de chênes verts, sans oublier l'or des garrigues, les ancestraux châtaigniers qui ont nourrit des générations. Après un arrêt aux "Roches blanches", notre guide dirigea nos pas vers le hameau de Caudurau. Là haut, tout est silence. Alors il faut s'asseoir à l'entrée du hameau, se rafraichir et contempler la nature. Regarder ce monde d'en bas qui parait si petit quand on regarde l'alignement des maisons, le cheminement des routes, les contours de la côte......Et puis, il y a l'immensité de la mer qui, par temps clair, porte notre regard au plus loin. Ce petit hameau d'une dizaine de maisons perché à 502m d'altitude est le terminus de la route mais aussi la porte du ciel.

            Au siècle dernier la ressource principale des "cauduriens" était la culture des châtaigniers. Les châtaignes étaient séchées dans un "sécador" (terme occitan). Petit local dans lequel les châtaignes étalées à l'étage étaient chauffées par un feu entretenu au rez-de-chaussée durant environ un mois. La chaleur et la fumée déshydrataient le fruit, assurant une meilleur conservation et lui donnait un goût parfumé qui ravivait le farci des dindes de Noël. Décortiqués, les châtaignons, écrasés sous les meules du moulin, faisaient une farine qui, mélangée avec de la farine de seigle permettait de faire une boule de pain très nourrissante. Le bois de châtaignier servait à faire des cercles de barrique, malheureusement l'usure étant trop rapide  le bois de chêne fut vite adopté. Les anciens, l'hiver occupaient leur temps à fabriquer des "païssels"(terme occitan qui désigne des piquets de vigne). Les tuteurs servaient à palisser les ceps de vigne.

            Que dire de plus, le nombre de maisons comme le nombre d'habitants a fortement diminué. Au XIX°, une centaine d'habitants se partageaient 15 maisons, il n'en reste plus qu'une douzaine, une chapelle avec son cimetière et le four à pain.

     

         Maintenant ce bout du monde recherché pour son calme et son air pur attire des touristes et les maisons sont devenues des gîtes. Le plus vieux au nom évocateur de " La Bergerie de la Plume" peut faire coucher 4 personnes. Bien sûr les oies ne veillent plus ce Capitole. Pas de taxis au coin de la rue, les bagages sont acheminés par des "carrioles à bras"

          Notre randonnée s'est poursuivie sur un sentier qui nous amena à la source de Malibert. Marchons vers notre Vernazobre qui prend sa source dans une végétation dense. De la résurgence de type vauclusienne une eau pure jaillit entre un amas de rochers éboulés dans un environnement de chênes et de hêtres. En s'approchant on perçoit le bruit de son écoulement sur les pierres  et son débit est déjà conséquent dès sa source. C'est une source généreuse, régulière qui fournit en partie l'eau à Saint Chinian et aux villages des alentours. Son eau qui coule dans le "béal de l'abbé" permet l'arrosage de beaucoup de jardins qui bordent son cours.

           De retour à Bouldoux, la cloche de l'église sonnait déjà l'angélus, il était temps de rentrer, heureux d'avoir passé un bel après-midi.

    JCdoc 05/2018

     

     

     

     

     


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        Le trou du météore - Le cirque du Clot.    

     Le trou du météore - Le cirque du Clot.

       Le trou du météore - Le cirque du Clot.
     
     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           Alors! Raconte! N° 191

                                 Le trou du météore - Le cirque du Clot.

     

                 Il est un coin de terre qu' aucun de nous ne peut oublier . Il se trouve près de Cabrerolles, petit village mais combien agréable. Nous randonneurs nous ressentons plus qu'ailleurs les bienfaits de l'eau, du vent, des feuillages qui bruissent et des pierres qui roulent sous nos pas. Il y a dans ce petit coin de nature (presque vierge), une formation géologique unique au monde appelée le trou du météore. Cette particularité géologique, circulaire de 250m de diamètre en haut du cirque, de 50m de profondeur et d'un diamètre   de 100 mètres  presque parfait au fond aurait été façonnée  à l'époque du Dévonien  mais beaucoup de  gens bien-pensants essaient en extrapolant différentes hypothèses de définir l'origine de cette énigme. Est ce une vallée effondrée résultant de la décomposition du gypse ou la foudre céleste d'une météorite qui aurait percuté le haut de notre département? En attendant le fait est là, c'est un lieu exceptionnel dans notre département de l' Hérault.

            D'autres images des entrailles de la terre existent; on trouve bien ailleurs le trou bleu aux Bahamas et les cenotes au Mexique. La légende perdure et du bord de ce trou étrange où poussent les chênes verts notre vue plonge vers le bas où le Domaine du météore cultive une vigne. Du haut du belvédère nous admirons ce chaudron minéral. Ici, entre mer et Cévennes, la création de notre trou est éblouissante. Les questions sur l'existence se posent. Les géologues ont recherché dans les roches l'origine de cet univers modifié maintes fois par les cataclysmes et les séismes, prodigue en incroyables surprises. faire parler les roches qui ont sculpté  les parois .Les traces de quartz et de calcaire ont été relevées. Le schiste, minéral acide, domine en ces roches qui ont pour origine  des dépôts sédimentaires dans les lacs, des lagunes et des mers. Avant sa métamorphose en roche, le schiste se composait essentiellement d'argile provenant de la décomposition de roches éruptives. Il n'y a qu'un pas pour imaginer que ce trou aurait été un antique cône volcanique effondré lorsque les éruptions il y a 6 millions d'années, éruptions qui firent l'actuelle chaine volcanique de Clermont-Ferrand au Cap d'Agde. Ce fut un grand chambardement. 

             Au Miocène, toute la région s'est soulevée,  la chaîne hercynienne a fait disparaître la mer ( environ 300Ma) puis lors de la poussée des Pyrénées et de la Provence (65 à 34Ma) mais aussi soulever, déformer et transformer les terrains précédemment déposés. Ici, sur le versant sud de la Montagne Noire, les mouvements ont été particulièrement spectaculaires. Les éruptions purent être explosives et donner des jets de gaz qui pouvaient monter jusqu'à 500 mètres de hauteur, Les roches ont été déplacées sur des dizaines de km vers le sud-est et déposées en grandes nappes de plis couchés. Des bulles éruptives ont pu laisser la trace de ce trou du météore. Depuis, l’érosion a fait son œuvre, les cônes volcaniques ont disparu, seuls dans le paysage,  subsistent quelques dômes arrondis, dans les ruffes, elle a dégagé les anciennes cheminées (neck), les filons basaltiques (dykes du Salagou), tandis que les coulées coiffent maintenant les plateaux tout autour du Mont Liausson. (géologie du Languedoc - Haroun Tazieff)

             Une  situation identique se retrouve à Meyrueis en plus petite échelle près des gorges  de la Jonte. L'aven de la Barelle - Meyrueis

     Le trou du météore - Le cirque du Clot.

                                             aven de la Barelle

                  

                     Enfin, météorite, effondrement, cratère ? That is the question !

                  La vérité sort du goulot de la bouteille de cet excellent vin du Domaine du Météore. Les cuvées portent des noms d'étoiles filantes - Orionides, Perséides, Léonides et combien d'autres.

    JCdoc 03/2018

     

     

     


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     Les animaux totémiques du Biterrois

       

     

    Alors ! Raconte! N° 190

     

                       Les animaux totémiques du Biterrois.

     

           Les coutumes issues du Moyen âge durent et donnent la vie aux animaux totémiques appelés " Bêtes de toiles, animaux juponnés ou encore dragons".

            Ce patrimoine immatériel que les villageois possèdent est toujours là et il permet de retrouver les croyances anciennes qui remontent   au Moyen Age.

          Ces croyances très anciennes dans nos villages de l'Hérault sont parfois retrouvées dans des situations parfois inattendues, le lapin de Cers, la cigale de Sérignan, le pou de Conas, le gros rat de Gabian, l'escargot de Maureilhan On en dénombre une bonne cinquantaine qui se baladent dès le mois d'avril pour l'âne jusqu'au mois de juillet dans les rues de nos villages.

     

                                      TtttttttttttttttttttttT

          

                                 

     Les animaux totémiques du Biterrois

                  

                                      Lou Camel de Béziès

     

               A Béziers, le plus célèbre est, sans équivoque, "lou camel" (le chameau) qui est en réalité un dromadaire sur lequel St Aphrodise est venu d'Egypte. Cet animal de toile est promené tous les 28 Avril dans les rues .  Le chameau fut brûlé à la Révolution puis détruit à deux reprises au XIXème siècle puis il réapparut en 1895 par la volonté des Biterrois.

           D'autres symboles sont relatés dans  des légendes locales et colportées par nos troubadours dont Matfre Ermengaud est le maître incontesté avec son œuvre écrite en 1288 "le  Breviari  d'amor" de 35600 vers en langue occitane.

          Les animaux totémiques sont faits de bois et de carton permettant aux jeunes gens, les costauds du village de s'amuser dès la fin de l'hiver. Ces totems ont presque tous des têtes mobiles qui permettent de claquer de la mâchoire pour faire peur.

                               OooooooooooooooooooooooooO

                           

                                         

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                          Le pélican de Puisserguier

     

                Le pélican de Puisserguier , ce légendaire oiseau  secourut le village avec les poissons qu'il attrapa en plongeant son bec de grande capacité dans l'étang du village pour mettre fin à la famine lors de la Croisade des Albigeois . Ce symbole protège et unifie la population depuis 2012. Il sort de sa réserve fin juillet.

                          TtttttttttttttttttttttttttttttT

     

                                  

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                          La pie d'Abelhan

         La pie d' Abeilhan  n'avait pas sa langue dans sa poche. Une jeune fille avait apprivoisé une pie qu'elle appelait Catarina. Elle  lui avait appris à dire quelques mots qu'elle répétait à qui bon voulait l'entendre.

         Le Biterrois était en ce temps là envahi par cette bande de croisés menée par  Amauri de Montfort. A la question " Qui est l'envoyé du pape? notre pie répondait : Es Amauri suivi d'un grognement, Es Amauri, grrr. Le légat du pape envoya un de ses hommes pour prendre en flagrant délit la jeune fille et sa pie bavarde. Dès l'arrivée dans le village des croisés, les gens prirent  peur et se réfugièrent dans l'église . Seule la pie  perchée sur la branche d'un arbre se mit à dire " Es Amauri, Es Amauri tort qué totil "( c'est Amauri ! C'est Amauri !  Il est aussi retors qu' imbécile". L'envoyé du légat essaya d'attraper Catarina qui légère voletait autour de lui en chantant cette phrase insultante. Suant et honteux, il jura qu'il ne reviendrait jamais plus dans ce village.

                              

     

                                            

     

     

     Les animaux totémiques du Biterrois                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

     

         

                                   

     Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                           Le poulain de Pézenas.

                            C’est l’âme de la ville. Un animal emblématique qui incarne l’esprit de la cité. La légende naît en 1701, lors de la visite du duc de Berry et du duc  de Bourgogne. Elle raconte qu’en 1226, le roi Louis VIII dit Le Lion, venu asservir le Languedoc, séjourna à Pézenas. Lors des fêtes données en son honneur, sa jument favorite tombe malade. A regret, il la confie aux consuls de la ville pour en prendre soin. A son retour de la guerre contre les Albigeois, le roi, très étonné, aperçoit auprès de sa jument "Lo Polin" qu’elle avait mis bas en son absence et que la ville lui présente, ornée de rubans et de feuillages. Pour conserver et perpétuer cet événement, sous l’injonction du roi, la ville fit construire un poulain en bois dont le destin serait de participer à toutes les fêtes publiques. La légende était née.

                              SsssssssssssssssS

     

                                                                                  Les animaux totémiques du Biterrois                                    

     

     

     

                           

     

     

     

     

                      le senibelet Les animaux totémiques du Biterrois

     

     

     

     

     

                                                                    L'âne de Gignac.

     

            Le mois de mai est le mois de l'âne qui neuf mois plus tard engendrera le carnaval. L'origine de cette fête au moment de l' Ascension a pour origine un culte païen, le culte de Vesta déesse de la terre vénérée dans un temple situé dans un bois proche de Gignac.  Les ânes couronnés de fleurs et de colliers sur lesquels étaient accrochés de petits pains ronds déambulaient dans le centre du village. Les petits pains étaient distribués aux pauvres. De nos jours le symbolisme a évolué avec de nouvelles croyances. La figure forte du senibelet, c'est le simulacre de la bataille que les gens de Gignac firent pour chasser les  prêtres et les idoles. La fête de l'âne , de nos jours représente la résistance que les gignacois firent face aux Sarrasins qui la nuit de l'Ascension en 719 étaient aux portes du village.

              L’âne Martin, en 719 qui somnolait au pied des remparts fut interpelé par le frottement des glaives des assaillants sur la pierre des murs de la cité. Il se mit à braire " hi! han!  hi han! "** de toutes ses forces pour alerter les gignacois qui sautèrent de leur lit pour défendre leur ville avec des racines d’un arbuste nommé le « garou » entreposées chez le boulanger, plus communément appelé en occitan « lo trintanel ». En patois de chez nous, la garouille est le chêne vert.

    ** il faut s'entrainer à répéter  ce tocsin !!

           Dans un premier temps, ils réussirent à repousser les assauts des sarrasins mais plus tard, dans la matinée, ils durent rendre les armes et s’enfuir par des galeries souterraines.

           Au-delà d’avoir sauvé le village, l’âne Martin a contribué à sauver ses habitants qui, suite à la mise à sac de la ville ont pu la rebâtir de leurs mains.

           De nos jours la maison de l'âne est le rendez-vous des animations. Les festéjaïres sont vêtus de blancs avec une ceinture rouge à la taille. Martin est recouvert d'une robe bleue, blanche et rouge, symbole républicain  et surmontée d'une tête en bois dont les mâchoires s'entrechoquent au rythme des cuivres de l'Harmonie de Gignac. Au départ des festivités, musique en tête, la parodie de l'âne est portée accrochée à la ceinture d'un festéjaïre jusqu'à l' oustal de l'ase. C'est le début de la procession. puis l'âne va vers la foule. Sa tête est articulée par le meneur.  Le char est portée en triomphe par les jeunes costauds qui le font danser. Devant l'église, le curé donne la bénédiction à l'âne mais il ne rentre pas dans l'office religieux. Sacrilège! 

           Ainsi, chaque jeudi de l’Ascension, depuis ce jour, les gignacois commémorent le « Senibelet », un simulacre de combat perpétuant la tradition et opposant un sarrasin à deux gignacois. Le sarrasin a un casque sur la tête et un sabre de bois à la main, il est protégé par un coussin sur ses épaules. Deux gignacois font office de soldats. Un frappe le coussin posé sur le dos du sarrasin  tandis que l'autre jette des racines de garrou. De vrais gladiateurs, les coups sont durs et les racines pleuvent.

            Pour terminer, L’âne Martin est ensuite porté en triomphe dans les rues de la ville. Et ni le curé, ni Louis XIII, ne purent empêcher les gignacois de rendre hommage à leur sauveur. L'âne républicain  perpétue ainsi la tradition et est devenu l'emblème de la ville.

            La fête se termine en chansons et les cuivres de l'Harmonie de Gignac résonnent très tard dans le village. Cette fête dure 5 jours à la grande joie des habitants. 

           C’est ainsi qu’à Gignac les mauvais élèves ne portent pas de bonnet d’âne.

    JCdoc 01/2018                                                  Les animaux totémiques du Biterrois

     

                                        

     Les animaux totémiques du Biterrois

         Les animaux totémiques du Biterrois                 

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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