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    Alors ! Raconte !  N° 45- Béziers 4

     

     

     

                                 La renaissance de Béziers.

     

     

     

    ‘’ Il est venu le temps des cathédrales, le monde est entré dans un nouveau millénaire

     

      On a voulu monter vers les étoiles, écrire son histoire dans le verbe ou dans la pierre’’

     

     

     

                      La ville de Béziers, saccagée, humiliée, anéantie, saignée à blanc par ce carnage de 1209 se reconstruit très vite. Dès les semaines qui suivent, la vie reprend avec une population nouvelle. Des ouvriers venus en majorité d’Auvergne prennent la place des disparus. Ils apportent un savoir faire, une résistance au travail qui sera très bénéfique à la cité. Maçons, charpentiers, terrassiers vont travailler pour la reconstruction des quartiers dévastés.

     

                     Les églises détruites sont reconstruites (même la Madeleine bien abimée). La cathédrale ST Nazaire ne possède que deux murs. Sa voûte a éclaté '' comme une grenade'' disent les récits de la Croisade. Elle sera reconstruite par Maître Gervais. Dimensions: L=50m l=14m H=32m Clocher=46m Rosace=10m  Les destructions par le feu sont importantes, mais comme les Croisés ne sont restés que 3 jours, les tours et les remparts qui entourent la ville sont intacts.

     

                      En 1218, Béziers se soulève contre le fils de Simon de Montfort, Amaury devenu vicomte à son tour à la mort de son père. Les affaires de la ville sont alors réglées par le légat du pape.

     

                      En 1224, les Trencavel, anciens locataires sont de retour le 14 janvier. Amaury de Montfort retiré à Carcassonne abdique et laisse ses biens au roi de France. A Béziers, c’est la fête, le légat du pape à son tour est chassé de la ville. Pour oublier cette triste période, le château vicomtal situé sur l’actuelle Place Jean Jaurès est rasé. Désormais, le nouveau maître de Béziers est le futur roi de France Louis VIII le Lion (le père de Saint Louis). Ce prince a la réputation d’être un barbare sanguinaire car il a laissé ses troupes anéantir Marmande en 1219. Aucun homme n’a réchappé au massacre.

     

                        Pendant un siècle, Béziers sera sage, pas de révolte, pas de bûcher. La leçon de 1209 est bénéfique pour cette population nouvelle. Béziers a reconstitué sa population soit 1619 maisons soit 12.000 à 15.000 habitants. Ils faisaient beaucoup d’enfants en ce temps là. Les remparts et les tours restent intacts. Les portes sont fermées tous les soirs. Saint Nazaire est reconstruite. Maître Gervais donne à l’édifice des tours, des créneaux, des mâchicoulis et des meurtrières nécessaires pour sa défense. Le clergé est alors le plus grand propriétaire foncier et craint pour la conservation de ses avoirs et de ses privilèges.

     

                           L’église de la Madeleine sortie intacte a son clocher remanié. Saint Aphrodise  restaure son clocher et sa nef. Dans les églises, plusieurs chapelles sont nécessaires pour que les abbés puissent dire la messe à la même heure car il n’y a qu’une seule célébration de l’office. L’église Saint Jacques, ancienne abbaye qui hébergea les pèlerins de passage pour St Jacques de Compostelle est toujours en dehors des remparts. Il faudra attendre le 14ième siècle pour qu’elle soit incluse dans la ville fortifiée.

     

                         Au 13ième siècle, l’étang de Montady-Colombiers est, dit-on ! un lac infect dont les eaux stagnantes portent au loin la maladie et la mort. Les quatre propriétaires  avec l’accord de l’évêque de Narbonne, seigneur et maître de toutes les eaux de son diocèse, décident de l’assécher. (Charte du 13 février 1247). De nombreux fossés de drainage allant de la périphérie au Centre, découpent en une forme géométrique parfaite semblable à un soleil, cette vaste étendue de plus de 400ha. Du centre part un fossé en contre-pente appelé ‘’La Grande Maïre’’ qui évacue l’eau sur une longueur de 1364m vers les anciens étangs de Poilhes et de Capestang puis se déverse dans l’Aude.

     

                         Du génie des hommes est né un patrimoine très insolite  au Malpas que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en France.  Les Romains ont tracé la Voie Domitienne – 118 av JC- (altitude 0). Au même endroit (alt -10) passe le tunnel du Canal du Midi – 1667-1681. Juste en dessous (-12m) passe le tunnel du Chemin de fer – 1854-1856. Puis la galerie d’assèchement (prof -50m) de l’étang de Montady.

     

                         N’est ce pas là où toutes les directions se croisent ?

     

                         Connaissez-vous l’histoire d’Artus, de cet ouvrier de Pierre Paul de Riquet qui à contribué à la construction du tunnel du Malpas ?

     

                         A l’entrée du tunnel, côté Toulouse, sous la voute, l’histoire révèle la présence d’un ermite qui vivait en ces lieux en 1856. Sa subsistance était assurée par les bateliers qui déposaient des vivres dans un panier descendu au bout d’une corde. Artus a vécu plusieurs années dans cette niche, mais les archives du tunnel sont muettes sur cette présence.

     

                       Artus s’est isolé dans ce tunnel, car en rentrant chez lui en Italie, après 14 ans d’absence, ses amis ne se rappelaient plus de lui et sa femme s’était remariée, donc dépité il est revenu vivre dans le tunnel en ermite. La légende veut qu’un riche batelier refusa de lui donner à manger. Il lui jeta un sort et le bateau du marchand coula dans le port de Béziers. Depuis, lorsque l’on passe sous la niche d’Artus, la tradition veut que l’on jette un peu de pain  pour ne pas oublier cet ermite.

     

                        Ne rêvons plus, l’histoire ne s’arrête pas en si bon chemin.

     


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    Alors ! Raconte ! N° 46- Béziers 5

     

                     – Guerre de 100 ans à Révolution Française.

     

                 

     

                   Cette guerre n’en finissait pas puisqu’elle dura 116 ans (de 1337 à 1453). Soulèvements de la population des ‘’menuts’ ’contre les notables les ‘’grosses’’, les pestes à répétition, les guerres intestines, tout se succédait à une vitesse folle et même les Anglais, nos amis de toujours, avec à leur tête le Prince Noir décidèrent d’envahir le Languedoc en 1355. Ce fils d’Edouard III d’Angleterre pille, détruit et brûle tout sur son passage même les abbayes. Ce fut une période fatale pour le commerce qui n’avait pas besoin de cela car Béziers se relevait péniblement de la peste noire qui avait emporté tous les notables et 90% de la population.

     

                   En 1361, ce sont les soldats désœuvrés, les ‘’ Compagnies de Routiers’’ qui mettent à feu et à sang nos villages. A Cébazan, les riches demeures ainsi que l’église du XIème siècle sont brulées. Lors de sa restauration, on y retrouvera des traces noires de l’incendie sur ses murs. Ils n’attaquent pas Béziers qui s’était préparé pour sa défense en rasant le faubourg et en réparant ses murailles.

                    En 1381, après la mort de Charles VI, la régence est confiée à un de ses oncles le Duc de Berry Jean 1er qui devient par alliance Lieutenant royal du Languedoc. De nouveaux impôts sont levés dans le Biterrois déjà ruiné par l'épidémie de peste et par les "Compagnies des Routiers". C'est la misère. Bernard Pourquier à la tête des " Bons Amics" refuse les nouveaux impôts et mène la révolte. Lors des émeutes les consuls de la ville sont exécutés, le feu ravage la tour de l' Hôtel de Ville. Pour rétablir l'ordre, le Duc de Berry envoie ses soldats qui investissent Béziers. Quarante des "Bons Amics" seront pris et pendus. Les  quatre derniers fidèles à Bernard Pourquier seront décapités. Pour commémorer cet évènement les quatre têtes des quatre fidèles et celle de leur chef ont été incrustées dans le coin d'une façade d'une maison d'angle Place des Bons amics appelée en occitan Plan dès Bons Amics.

     

                   En 1383, les 7 Consuls dirigeants sont élus par les représentants de 15 métiers (propres). En première échelle les banquiers ; puis viennent les marchands ; puis les bouchers et les drapiers ; puis les sabatiés et les notaires. En cinquième groupe viennent les mégissiers, les canabassiers, les merciers et les pélissiers. En sixième les convoyeurs, les chaudronniers, les ferronniers et les meuniers. En dernier les charpentiers qui regroupent les ouvriers du bois, les marchands de grains et les laboureurs. Il ne faut pas se cacher la face car la profession de prostituées n’est pas représentée. Dans Béziers médiéval, protecteurs et putains avaient leurs quartiers. La Rue Cordier ( Ancienne Rue de l’Amor) devient un lieu chaud de la ville. A cette époque, les maisons closes étaient appelées les ‘’couvents’’ ??? Pourquoi pas ! D’autres quartiers, où les saintetés faisaient le trottoir, étaient situés près des églises où l’on confessait sans relâche les ‘’ putanas’’. A faire dresser les seins et tous les saints sur la Place de la Madeleine.

     

                    En 1464-1476-1501 à 1591, nouvelles épidémies de peste. Les prières, les processions, l’encens répandu à pleins encensoirs n’arrêtent pas l’épidémie. La ville est fermée. Les maladreries sont pleines de malades. On enterre les morts au cimetière vieux (Route de Corneilhan).

     

                   En 1562, lors de la Guerre de Religion, le 3 mai, les huguenots rentrent dans la ville  et mettent l’évêque à l’impôt. Le 6, des centaines d’hommes s’emparent des églises. L’autel de la cathédrale St Nazaire sert de mangeoires aux chevaux. Les protestants emportent les tapisseries, ils se partagent les vases sacrés, brisent les statues et détruisent les peintures. Les tombeaux des évêques sont brisés. Les couvents sont pillés et les nones rendues à la vie civile. Pendant un an, les huguenots sont les maîtres à Béziers. C’est par l’édit d’Amboise que la guerre civile protestants-catholiques mettra fin, mais à Béziers, les huguenots resteront jusqu’en décembre 1564. Le massacre de la Saint Barthélemy le 24 août 1572, sur ordre de Charles IX fit reprendre la guerre civile dans la région, mais à Béziers, il n’y eut aucun massacre. Les protestants reçurent la bienveillance de la population. Arnoy, seigneur de Padiguier conjura les catholiques à ne rien tenter contre les protestants.

     

                    Voilà un geste de bonne volonté et pourtant ce gentilhomme n’a pas de nom de rue dans la ville !

     

                    Garra ! Garra ! (Attention ! Attention !) à Béziers l’occitan se parle de moins en moins. Le français est la langue du roi mais dans ‘’ las carrièira’’(les rues)le patois (pardon ! l’occitan) est toujours la langue de tous les jours. Les troubadours chantent pour glorifier l’amour et le roi en occitan du XIIème siècle. Le plus célèbre moine troubadour biterrois est Matfre Ermengaud (peut être un ancêtre) qui a écrit en 1288 une œuvre  ‘’ Breviari d’amor’’ : une remarquable poésie occitane. Dans le vieux Béziers, les rues portent encore leurs anciens noms en occitan sur fond bleu (notre ciel). La Rue Alphonse Mas, c’est la ‘’Plaça ou lou Mercat’’ La Rue Viennet c’est la ‘’notaria’, rue des notaires. La Rue des Balances était le siège des Contributions indirectes. La Rue Malpagua (mauvaise paye), c’est la rue de la prison. La Rue Cordier est la ‘’carrièira de l’amor’’

     

                    Le temps passe !! En 1769, vingt ans avant la Révolution française, on comble les fossés, mais les murailles restent. Les fortifications bordent les Allées actuelles.

     

                    A Béziers, on a toujours aimé s’amuser ! Les vieux rites sont toujours là pour la rigolade (Le chameau de St Aphrodise, les corridas, la féria), mais pour les anciens, c’est notre Pépézuc biterrois qui reste le plus aimé. Pépézuc est resté le garant viril des hommes et de la fécondité des femmes. Lors des fêtes des Caritachs, on revêtait sa statue d’une armure affublée d’un  solide phallus. Peut être que nos grands-mères venaient y pendre leurs chapeaux ou montraient leur adresse en y lançant des couronnes de fleurs. Toujours est-il  que ces attributs virils étaient salués tambours battants par les autorités du Siècle des Lumières. Maintenant, ce n’est qu’un vestige des temps anciens, mis aux oubliettes. 

     

     

     

     – Pendant la guerre de Cent ans. Un petit additif.

     

     

     

            Bien sûr la guerre, c’est le malheur du peuple ! A Béziers, en 1355, en pleine Guerre de 100 ans, l’invasion du Prince Noir suscite une vive émotion et une grande peur. La ville est désarmée, elle a des murailles mal entretenues depuis les nombreuses années et les Consuls et clercs de la ville refusent de contribuer à la dépense pour leur reconstruction. Et pourtant, par nécessité  il faudra le faire et même raser le faubourg de Béziers.

     

           En 1358, nos amis de toujours les Anglais sont tout près de Béziers. Ils stationnent à Lignan d’un côté et à Capestang de l’autre. Le traité de Brétigny met la limite anglaise à dix lieux de Béziers. Malgré les accords, les Compagnies anglaises commencent leurs incursions dévastatrices. Elles demandent à la ville de payer leur départ pour 20.000 florins.

     

            En 1365, les biterrois commencent à payer la gabelle du sel comme demain nous allons payer la taxe carbone pour remplir les caisses vides. En 1367, il passe tant de Compagnies anglaises dans les vignes qu’on ne peut vendanger. En 1380, les Routiers, ces soldats désœuvrés, prennent le château de Cabrières. Les vigueries de Béziers, de Gignac et de Narbonne doivent payer au duc d’Anjou 13.000 florins d’or en plus des 2.000fr or demandés précédemment pour se débarrasser des intrus.

     

          Arrivent  sur Béziers une série de calamités qui n’arrangent rien.

     

    -      1348 la peste dont meurent tous les Consuls.

     

    -      1364 le froid est si intense que les oliviers meurent.

     

    -      1365 une pluie de langoustes (non de sauterelles).

     

    -      1368 La sècheresse est si grande qu’il faut implorer les cieux pour qu’il pleuve. Une procession, nu-pieds, la grande croix de l’église Saint Félix est portée jusqu’à l’église Notre Dame de Sérignan.

     

    -      1373 la terre tremble.

     

    -      1375 c’est la famine. La touzette, le froment et l’orge coutent très chers. On envoie une galère chercher du blé en Sardaigne.

     

             Les Etats du Languedoc votent tous les ans des impôts très lourds. Il faut payer la rançon que demandent nos amis de toujours les Anglais pour libérer le roi Jean-le-Bon prisonnier chez eux. Un délai de paiement est demandé aux commissaires royaux et la contribution est fortement diminuée pour les Etats du Languedoc. Cela montre que nos ancêtres savaient protester vigoureusement contre l’injustice.

     

              Mais comment était organisée l’administration de la commune de Béziers au Moyen Age ?

     

             En 1381, 13 bourgs constituaient l’enceinte de la ville. Ces quartiers dépendaient de 4 seigneurs différents :

     

    -      Le Roi, héritier de Amaury de Montfort, possédait 3 bourgs et demi (du  Roi, de Nissan, de Lespignan et la moitié du bourg Saint Louis)

     

    -      L’abbé  de Saint Jacques son propre bourg.

     

    -      L’abbé de Saint Aphrodise de son bourg plus les bourgs Durand et Corneilhan

     

    -      L’évêque de Béziers était le plus gros seigneur de la ville. Il possédait la moitié de St Louis et les sept bourgs de la Salvetat, de la Fustarié, de la Madeleine, du Capnau, de Maureilhan et de Saint André.

     

           Chaque seigneur  avait sa cour de Justice. Le Roi avait à sa tête le Viguier royal dirigé par le sénéchal de Carcassonne. La cour de justice de l’Evêque était présidée par le Viguier épiscopal.

     

                     Au prochain épisode.  Adios ! Bravé Mondo !   JC d’Oc.

     


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     Alors ! Raconte !  N° 47- Béziers 6

     

    Viticulture- Caritas- Marché bovins.

     

    Les festivités  biterroises.

     

    La peste – la Révolution française jusqu’au Second  Empire.

     

     

     

                 Puisque la féria de Béziers  rend les gens joyeux, sous la royauté pendant les fêtes, on buvait comme partout mais les tavernes étaient appelés les gargotes. On dansait dans les rues en fin de semaine, même si la danse était un péché pour les protestants. Elle était  loin d’être considérée comme étant une expression corporelle comme celle d’aujourd’hui. ‘’Ohé la Marie ! montres-moi comment tu gigotes en dansant la gavotte ? ‘’

     

                 Mais une des fêtes des plus prisées était celle du Jeudi de l’Ascension, le jour où le Christ est remonté au ciel. Ce jour là était le début des fêtes de la Charité : les ‘’Caritachs’’. Lors de la grande messe, les prêtres bénissaient des corbeilles de pain offertes par la corporation des boulangers et toutes les faims étaient sensées être comblées – faim de pain des pauvres – faim d’argent des riches – faim de gloire des soldats.’’ Les riches avaient la nourriture tandis que les pauvres avaient l’appétit’’, soit!

     

                La veille, le chameau de Saint Aphrodise était sorti par la grande porte de l’Hôtel de ville actuel. Papari, menait le cortège, musique en tête précédé des Consuls en robe rouge. Ils parcouraient les rues de la ville et ouvraient les festivités.  Le jeudi, chaque corporation présentait son char. Toujours en tête, Papari puis les bergers suivaient portant oriflammes et drapeaux. Puis venaient les prévôts devant leurs chars -  une quarantaine au total. Les ‘’caritaliers’’ jetaient des gâteaux, des fruits, des bonbons, des oranges aux badauds. Les gardiens du chameau empaillé étaient de véritables ‘’ paillasses’’ comme l’on voit encore dans les rues de Murviel les Béziers sur le bord de la nationale. Ces gardiens étaient habillés de vêtements sur brodés de coquilles d’escargots (rappelez vous de la légende de St Aphrodise FR N° 21). Ils étaient là pour danser. Spectacle fascinant qui faisait peur aux gosses. Cette bouffonnerie fait penser aux Gilles de Binche mais ils n’avaient pas de clochettes aux chevilles. L’évêque et les chanoines ne participaient pas au cortège. Ils attendaient Papari devant l’église des Pénitents Bleus pour jeter un peu d’eau bénite sur les milliers de pains et pour faire boire le chameau et aussi le chamelier Papari.

     

                   Les années passent et entre les festivités, le peuple vit, s’affaire, s’agite, s’inquiète, s’indigne. Ce peuple de la rue parle l’occitan tandis que les bourgeois enseignent le français à leurs enfants. L’occitan perd sa dignité officielle au profit du français notamment dans la rédaction des actes de droit, dans les sciences et la littérature.

     

                  En 1710 et en 1725, l’épidémie de peste, véhiculée par les rats et les puces, de la typhoïde due par les légumes pollués, de la variole et de la dysenterie réapparait dans Béziers. Responsables : l’air que respirent les gens, l’eau des puits et de l’Orb et surtout de la merde présente dans les rues de la ville. On chie partout, sur les marchés, dans les rues en levant les robes ou en baissant les pantalons. Mais il fallait prendre garde en levant les yeux vers les fenêtres où les contenus des pots de chambre étaient jetés sur la chaussée. Quand il pleut, les excréments descendent des toits car à Béziers, on avait pris l’habitude de construire des cabinets sur les toits où la merde séchait au soleil. Ce n’est que sous l’Empire (1804-1815) que ces ‘’cagadous’’ ont été supprimés et que la tinette passera tous les matins. Les rues seront alors nettoyées.

     

                  Comment ne pas penser à tout ça en marchant dans les belles rues du Béziers d’aujourd’hui où une crotte de chien nous offusque?

     

     

     

                 La Révolution Française de 1789 n’a changé à Béziers qu’une chose. Les biens considérables du clergé ont été confisqués et mis dans les mains de la bourgeoisie locale. Avant la Révolution, ils représentaient 20% de la surface bâtie de la ville. Comme pour la Saint Barthélemy, la guillotine n’a pas fait une seule victime. Les suspects, les royalistes et les prêtres réfractaires ont été libérés sans procès. Par contre au moment de la Terreur (1793-1794), à Béziers ce fut une grande braderie. Tous les bâtiments du clergé sont vendus (églises-couvents). Le couvent des Ursulines devient une prison. L’église de la Madeleine devient un dépôt de grains puis de chaussures. L’église St Félix devient un magasin à fourrage puis une boucherie. A St Jacques, on y fabrique des baïonnettes. St Nazaire devient un temple de la Raison. St Aphrodise est vendu et le fameux ‘’camel’’, est brûlé comme étant un emblème de la superstition. Béziers n’a plus d’évêché ni de tribunal. Sa population en 1797 baisse et ne comprend que 12.000 habitants.

     

                Sous Napoléon Premier, Béziers n’a pas le moral. L’économie stagne. Le chômage s’installe. Les rues sont toujours aussi sales. Il manque l’essentiel, l’eau, un air meilleur, des écoles et une structure pour accueillir les enfants abandonnés. Le commerce est peu florissant, seuls les fabricants d’eau de vie pour l’armée et les marchands de fourrage tirent profit de la crise. Plus d’exportations car nos amis de toujours les Anglais font le blocus continental. On profite des bras courageux pour détruire les restes des remparts. On plante des mûriers et on agrandit la promenade (PP Riquet).

     

                 Puis arrive le retour des Bourbons en 1815. Les impôts comme le tabac augmentent. Dans les rues on assiste aux pugilats entre les royalistes et les autres (Jacobins-Bonapartistes). Mais à Béziers il n’y a pas de Terreur rouge, ni blanche (couleurs du moment). On se frottera les oreilles, mais pas au sang. En ce début du 17ème siècle, plus de 40.000 hectares de vignes sont plantés dans l’arrondissement de Béziers. La vigne pisse son vin qui se boit grâce à la croissance urbaine et aux exportations dues au Canal Toulouse-Cette. Les grandes propriétés, dans les mains de la bourgeoisie sont exploitées et rapportent de bons revenus fonciers. Mais ce n’est pas encore un grand boum économique pour la ville. Les propriétaires fonciers demeurent en ville dans de beaux immeubles.

     

                  Mais ce que l’on oublie, ce n’est pas toujours le vin qui a donné la prospérité à Béziers. En 1844 se tenait le marché des bestiaux sur l’emplacement de l’ancienne citadelle et par les comptes laissés sur les registres de la ville, on note que 944 bœufs et vaches, 2760 veaux, 1798 porcs, 15378 brebis et moutons et 5007 agneaux ont alimenté le foirail de Béziers. Cette production animalière venait de la ‘’ Montagne’’ via Olargues, Cessenon, Lacaune et Bédarieux mais aussi par le Canal. En 1842, Béziers est le troisième marché de bestiaux de France.

     

                   En 1846, l’ingénieur Jean Marie Cordier installe une machine hydraulique qui fait remonter l’eau de l’ Orb jusqu’à Saint Nazaire. Cette eau alimente des fontaines publiques mais les rues sont toujours aussi sales. Les Allées permettent aux pauvres de se promener et de respirer un air meilleur. Peu d’enfants fréquentent les écoles (en 1822  50% de garçons et 33% de filles – en 1834 42% de garçons et 38% de filles).

     

                   Passons sur le coup d’état du 4 décembre 1851 où les manifestants pour la République avec à leur tête Casimir Péret, se sont frottés aux partisans de Napoléon III. La force, encore un coup a eu raison du droit et les bourgeois et l’église triomphent.

     

                   Béziers va-t-elle sortir enfin de ses luttes fratricides ?

     


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     Alors ! Raconte ! N° 48-  Béziers 7

     

    Rue des Balances – la Gare – le Théâtre.

     

                      Du Second Empire à la République.

     

                         1873 – Napoléon III – Trois petits tours et puis s’en va !

             A Béziers, on est républicain. Bien qu’il n’y ait pas eu la Commune de Béziers, on soutient de celle de Paris. Le maire en place Ernest Perréal est devenu un yoyo politique. Il sera détrôné 5 fois et chaque fois, il remontera sur son siège. L’homme est de gauche mais il est honnête mais cela n’arrête pas les combats politiques. On se bat verbalement mais on avance. Tout  Béziers reçoit un élan de jeunesse. On détruit les vieilles maisons, on dessine des rues bien droites. On construit des quartiers neufs. L’arrivée du chemin de fer accélère cette expansion. C’est par la gare où arrivent désormais les voyageurs. Le théâtre, inauguré en 1844 est bien entretenu. La ville est entièrement transformée et deviendra une des plus belles du Sud de la France. Le long de l’Avenue de la gare, les anciennes tonnelleries (fabriques de tonneaux) sont détruites et remplacées par de beaux hôtels et des maisons d’habitation. En 1861, la municipalité fait aménager le Plateau des Poètes par l’architecte Eugène Bühler. Le jardin sera clôturé en 1872. La fontaine du Titan d’Injalbert ne sera inaugurée qu’en 1893. Sur la place St Félix se dressait une colonne impériale de 15 m de haut coiffée d’une vierge. A cet emplacement seront construites les Halles en 1881. Dans toutes les rues qui convergent vers les Allées, on se retrouve, on manifeste, on se donne en spectacle, on traite ses affaires et surtout on se donne du plaisir. ‘’Tagada Boum ! Boum !’’ dans la Rue Victor Hugo (voir FR N°31 – La prostitution à Béziers au 19ème siècle).

     

                     C’est l’eldorado du vin. Les fortunes sont vite acquises. Aux limites de la ville se construisent les ‘’châteaux pinards’’. Ces demeures campagnardes au style d’une certaine bourgeoisie sont aussi appelées ‘’ des folies ‘’ signe qui témoigne de l’essor des activités viticoles. L’expansion de la ville allant, certains de ces châteaux se sont retrouvés coincés par l’urbanisation notamment avenues Saint-Saëns,Wilson ou boulevard de Genève. A ce propos, l’origine du nom ‘’ boulevard’’ provient du temps où le Baron Haussmann faisait les grands travaux d’urbanisme à Paris. Le long des grandes artères des arbres taillés en boules procuraient de l’ombre aux promeneurs. Très vite ces voies de boules vertes ont pris le nom de boulevard.

     

                       Mais revenons à cet eldorado biterrois !

     

                      On trouve partout le ‘’velours de l’estomac’’, dans la musette  du casse-croûte, dans la ‘’saquette’’ de l’ouvrier agricole et surtout dans les ‘’assommoirs’’ décrits par Zola. Les maladies de l’oïdium et du mildiou trouvent rapidement remède par le soufrage et le sulfatage des ceps. Béziers en tire avantage en produisant le remède soufre et cuivre. Durant cent ans la ville s’enrichira par le commerce de la viticulture. Les usines de charrues vigneronnes (Vernette), de charpentes métalliques (Gaillard) et des wagons foudres feront la richesse du Biterrois.

     

                       Malheureusement, le phylloxéra arrive dans le Gard qui perdra en 6 ans tout son vignoble (1873-1878). Cet insecte microscopique qui s’en prend aux racines sera anéanti par inondation des vignes, dans l’Hérault, en attendant de trouver des pieds- mères capables de résister à cette maladie. Plus tard, on plantera américain et on greffera français. Mais en attendant, le Biterrois plante dans les zones maritimes inondables et produit 3 fois plus de vin que le montpelliérain. En 1900, sur 20 millions d’hl de vin produit dans le Midi, 6 millions seront produits à Béziers.  De plus, les vins forts en degrés arrivent d’Algérie et  à Sète on coupe ces vins avec nos faibles degrés. Le long du canal et de la voie ferrée, ce ne sont qu’entrepôts  où se forment sur des embranchements de particuliers des trains entiers de wagons-foudres.

     

                 Cette embellie nous réserve-t-elle des surprises ?

     


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    Alors ! Raconte !  N° 49- Béziers 8

     

                                                       

     

                            Béziers 8 – du XXème siècle à nos jours.

     

     

                           1907 – Ce siècle ne présage rien de bon ! Passons sur les intempéries  catastrophiques qui se sont abattues sur le biterrois (voir FR N° 10). Le vignoble sort du marasme phylloxéra. Il vient d’être refait. Mais on a trop planté et le marché national ne peut absorber toute la production de vin. Les cours s’effondrent. Dans les caves, on ouvre les robinets et le vin est déversé dans les rues. A Vieussan, un vigneron, ne pouvant accepter de jeter le fruit de son travail a utilisé son vin en guise d’eau pour construire sa maison. Il faut de la place pour entrer la nouvelle vendange. On accuse le gouvernement de protéger la ‘’ pharlabique’’ qui consiste à fabriquer à moindre coût des vins par la chimie. La solution serait de distiller et de diminuer l’arrivée massive des alcools de betteraves. Personne ne veut entendre parler d’arrachage. Le drapeau rouge de la colère flotte sur nos terres. Plus de travail pour les ouvriers – chômage sans indemnité. 

     

                             Le 12 mai 1907, 160.000 personnes manifestent en centre ville de Béziers. Un petit bonhomme au grand cœur, Marcelin Albert mène la révolte de ‘’ ceux d’Argeliers’’. En moins d’un mois, l’Hérault s’enflamme. On compte entre 600.000 et 800.000 manifestants à Montpellier. A Béziers, le socialiste d’extrême gauche Ferroul propose une grève de l’impôt. Ferroul est arrêté à Narbonne le 19 juin et l’armée tire sur les manifestants. Bilan : cinq vignerons tués et dix autres blessés. Le 20 juin, les soldats du 17e régiment d’infanterie  stationnés à Agde montent sur Béziers et se mutinent. Les braves ‘’piou-pious’ sont tous de chez nous et refusent de tirer sur leurs frères et veulent empêcher que les mêmes évènements que ceux de Narbonne ne se reproduisent. Les mutins campent sur les Allées de Béziers et posent crosse en l’air devant les photographes. Ils fraternisent avec le petit peuple qui les nourrit.

     

                             ‘’Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade

     

                              Tu ne tireras pas sur qui souffre et se meurt’’ (Jean Ferrat)

     

                          Les notables de droite de Béziers inventent une fausse dépêche de Clémenceau qui promet le pardon aux mutins. La troupe réintègre la caserne mais en guise de pardon, Clémenceau enverra les mutins à Gafsa en Tunisie dans un bataillon disciplinaire. Quant à Marcelin Albert, il sera discrédité par Clémenceau, emprisonné et manque d’être lynché par les siens à sa sortie de prison. Il meurt dans la misère et l’oubli.

     

                           A partir de ce moment là et jusqu’en 1914, tous les conscrits de la région feront leur service militaire dans les colonies.

     

                           N’allons pas si vite ! Laissons parler notre histoire ancienne.

     

                           En 1810, Béziers était encore entourée de remparts et ce ne fut qu’en 1821, par une ordonnance royale de Louis XVIII, qu’elle fut déclassée en tant que garnison-place forte. Les murailles furent démolies en 1828.

     

                          La ville était éclairée par des lanternes avec chandelles depuis 1790. Elle connut ensuite l’éclairage par des lampes à huile et encore uniquement en saison d’hiver. En 1847 fut installé l’éclairage avec bec de gaz. Qui ne connaît pas l’usine à gaz près du pont ? Depuis 1910 les rues sont éclairées par l’électricité.

     

                          Quelques dates : 23 septembre 1827, les biterrois ont eu la grande joie de voir l’eau de l’Orb monter dans un réservoir construit sur la Place Saint-Louis, grâce aux machines, œuvre de Cordier.

     

                            20 et 21 octobre 1838 – Inauguration de la statue de P. P Riquet.

     

                            1843 – Construction du Théâtre à l’extrémité nord des Allées. La salle est inaugurée en 1844. Les acacias et les mûriers qui poussaient depuis 25ans sont remplacés en 1848 par les platanes actuels qui ornent les Allées.

     

                            1846- Inauguration du Pont Neuf et de la nouvelle route nationale passant par les casernes et rejoignant, au bas des Allées l’ancienne route tracée en 1792.

     

                            1851- La ville vend à A. Fabrégat une partie des prisons, restes du château vicomtal des Trencavel (Place du Général De Gaulle). On construit de nouvelles prisons et le Tribunal près de la cathédrale St Nazaire.

     

                             1857, le 2 avril – inauguration de la gare SNCF.

     

                             Le lendemain on inaugure le Pont Canal.

     

                             1870, le Plateau des Poètes qui n’était jusque là qu’un champ de luzerne entouré d’une allée et de pentes abruptes semées de ravins qui séparaient le haut de la ville à la gare, se changea en un superbe jardin dessiné par Buhler.

     

                               Fin du 19ème les parapets qui entourent les Allées disparaissent. La Place de la Citadelle est nivelée. Les belles maisons sont construites de tout côté et la périphérie de la ville recule à plus d’un kilomètre des anciens remparts.

     

                              Le 24 février 1845, naissance de Jean Antoine Injalbert, fils d’un habile maçon et tailleur de pierre. Son père sut lui inculquer l’amour de la sculpture. Il fit les Beaux Arts à Paris – Grand prix de Rome en 1874. Son œuvre est vaste.  A Béziers il réalisera ‘’ Le Christ de St Aphrodise’’, ‘’La Fontaine du Titan’’, ‘’L’Enfant au Poisson’’ et les bustes de V.Hugo, Azaïs, Rosier, Vernet etc… et enfin le Monument aux Morts qui orne l’entrée du magnifique Plateau des Poètes et ainsi que Casimir Péret et de nombreuses statues larmoyantes au cimetière vieux.

     

                              De 1870 à 1939, pendant près de soixante dix ans, les radicaux tiennent le pouvoir à Béziers. Dès 1904, Alphonse Mas, maire bâtisseur, va transformer radicalement (c’est le bon mot)  le centre-ville de Béziers. Le vieux Béziers  médiéval est démoli. L’actuelle Rue de la République est prolongée jusqu’à la gare par la Rue Riquet, l’Avenue Alphonse Mas et l’Avenue Gambetta en 1894 et 1895. Ce maire fait construire les Halles centrales style Baltard, l’Hôtel des Postes, le Collège, remanié en 1904 et érigé en lycée Henri IV en 1927, la Caisse d’Epargne et sur les Allées la Chambre de Commerce. Le tramway, un nouveau réseau d’égouts, le Temple, la caserne Du-Guesclin sont au nombre de ses réalisations. En 1884, les rues du faubourg sans nom en reçoivent.

     

                              Le temps passe et nous fait vieux. La guerre de 14-18 malheureusement favorise l’économie de la ville. Les usines tournent. Il faut du vin et de l’alcool pour les poilus. Les hommes meurent au front et sont remplacés par des travailleurs espagnols pour la plupart. La ville  prospère gagne 5000 habitants de plus. Après la victoire de 1918, il faut des monuments pour honorer les disparus. Antonin Injalbert orne le cimetière vieux et nos poilus reprennent vie devant nos mairies.

     

                                Après 1918, la vigne continue à rapporter beaucoup d’argent. Béziers  passe à 73.000 habitants en 1936. L’industrie continue sa lancée. Fouga avec ses 2000 ouvriers fabrique des Wagons, des autobus puis avant la guerre de 40 des petits chars Renault. La Littorale fabrique des produits œnologiques. Les premiers HLM sont construits. On inaugure un nouvel hôpital près des arènes. Les viticulteurs se rassemblent et c’est l’époque des caves coopératives dont une à Béziers.

     

                                 Pendant la guerre de 1939-1945 l’activité économique ralentit, même la production de vin. Les usines Fouga sont bombardées par nos amis de toujours les Anglais aidés par les Américains. Ils lâchent leurs bombes à 10.000 et la ville en est éclaboussée. Je me souviens très bien de ce moment où je voyais passer les vagues de forteresses avec leur ronronnement caractéristique. Dans notre village de Cébazan, nous étions tous cachés dans la campagne. La libération  s’opère le 22 août 1944. La veille, les Allemands en fuite ont tiré sur des civils tuant dix personnes et en blessant quarante. Cette guerre  a mis en exergue le patriotisme de Jean Moulin natif de la ville et le sacrifice des dix-huit maquisards de Fontjun fusillés au Champ de Mars. Béziers a perdu 9000 personnes durant cette guerre. La ville compte alors 64500 habitants.

     

                                 En 1960, la viticulture est à nouveau en crise. Selon l’expression de De Gaulle ‘’c’est une cité industrieuse qui a des soucis’’. L’arrivée des pieds noirs d’Algérie relance un peu l’activité mais le chômage progresse. Il faut trouver du travail et de nombreux jeunes s’expatrient en ‘’montant à Paris’’. Les grandes administrations partent à Montpellier. L’instabilité politique  s’installe. Les faillites n’arrêtent pas. Emile Claparède fait de son mieux sans trop de succès. Georges Fontès fait construire un nouveau stade, le pont de l’Occitanie et le parking souterrain de la Madeleine.

     

                                   Les années font tourner la roue du temps. Ce temps  rythmé par les crises et les renouveaux. La restauration de  Béziers est imminente. L’autoroute A75 est en train d’être raccordée à La A9. L’aéroport de Béziers-Vias est en plein essor. L’axe SNCF Béziers-Paris par Neussargues (étude de J.Cl Gaysseau) désengorgera le trafic des poids lourds qui asphyxient les autoroutes existantes. L’arrivée massive des retraités français et étrangers, les vieux, tout fait ventre pour redresser une économie décadente. Le soleil attire les touristes anglais, nos amis de toujours. Nos chaumières sont rachetées et restaurées dans les villages. On y parle ‘’ brittich !’’  Ils font du  ‘’shopping ‘’ dans les rues de Béziers.  Ils transhument le long de nos sables dans leurs ‘’camping-cars GB’’ en mangeant leur gélatine Motha. Oh ! My good !

     

              Ainsi se referme le carnet de voyage dans le temps sur l’histoire de notre vieux Béziers.

     

              En levant mon verre de vin pur de Cébazan, je vous dis ‘’ Al prouchain cop – A la prochaine fois’’       JC d’Oc.

     

     

     

     

      


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